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Soixante et onzième article de blog: Comment définiriez-vous la raison d’être de votre entreprise ?

Comment définissez-vous l’utilité de votre entreprise, institution, association ? Seulement par sa performance économique et financière ?

Définition :

La raison d’être désigne, en philosophie ou en métaphysique, le sens, la cause véritable et profonde, de l’existence d’une chose ou d’un être.

Au-delà des définitions juridiques, nos intervenants définissent la raison d’être comme« la contribution que l’entreprise souhaite apporter aux principaux enjeux sociaux, sociétaux, environnementaux et économiques de son domaine d’activité en impliquant ses principales parties prenantes. »

Quelques critères peuvent être dégagés pour éprouver une raison d’être.

Cette dernière doit être :

  • Simple
  • Synthétique
  • Différenciante
  • Stable
  • Inspirante
  • Adaptable
  • Crédible (ancrée dans le vécu)
  • En correspondance avec les ODD (Objectifs du Développement Durable définis par l’ONU)
  • Inclusive des parties prenantes

Qu’est-ce que la raison d’être ?

Définition officielle

Rapport Notat-Senart :

« La raison d’être se définit comme ce qui est indispensable pour remplir l’objet social. C’est à dire le champ des activités de l’entreprise. La raison d’être fournira à la plupart des conseils d’administration un guide pour les décisions importantes. Un contrepoint utile ou critère financier de court terme, qui ne peut servir de boussole. La notion de raison d’être consiste à donner corps à la fiction juridique que représente l’entreprise.

Une conviction : l’entreprise a une raison d’être et contribue à un intérêt collectif

Le rôle premier de l’entreprise n’est pas la poursuite de l’intérêt général, mais des attentes croissantes à l’égard des entreprises sont régulièrement exprimées, avec l’essor des défis environnementaux et sociaux.

Le concept de « parties prenantes » – c’est-à-dire les personnes et les groupes qui subissent un risque du fait de l’activité de l’entreprise – est fréquemment évoqué pour susciter une prise de conscience par l’entreprise des impacts de son activité.

Au-delà de ces tiers prenant part à l’entreprise, la conviction portée par ce rapport est que le gouvernement d’entreprise lui-même doit incorporer ces considérations dans sa stratégie. Il convient pour cela que chaque entreprise prenne conscience de sa « raison d’être ».

La loi Pacte

« Cette raison d’être est le motif, la raison pour laquelle la société est constituée. Elle détermine le sens de la gestion de la sociéte et en définit l’identité et la vocation « ( L’étude d’impacts)

« La notion de raison d’être vise à rapprocher les chefs d’entreprises avec leur environnement de long terme. Elle constitue une forme de doute existentiel fécond permettant de l’orienter vers une recherche du long terme. « (Exposé des motifs)

Les bonnes raisons de définir sa raison d’être sont donc de :

  • Remettre la stratégie au cœur de la gouvernance
  • Travailler en écosystème, en étendant les apports respectifs avec les parties prenantes (et lutter ainsi contre la désintermédiation)
  • Ancrer le projet d’entreprise dans le corps social

Ou sur un socle constitué de trois composants People, Planet, Profit, évaluant à la fois une triple performance, économique et financière, sociale et sociétale, environnementale et écologique ?

L’enjeu aujourd’hui, vous en conviendrez, de toute entreprise, institution, association est de donner du sens à son activité pour l’ensemble de ses parties prenantes.

La Raison d’être en formulant l’identité, la vocation de votre entité servira ce sens qui se construira jour après jour avec l’ensemble de toutes vos parties prenantes : salariés, collaborateurs ou agents, actionnaires, clients, fournisseurs, partenaires…

En définissant à quoi elle sert et qui elle sert, vous formulerez la contribution que votre entreprise, votre institution, votre association souhaite apporter à la Société en impliquant ses parties prenantes.

En donnant à chacun le sens de ses actions, vous motiverez et susciterez l’implication et l’engagement à tous les niveaux.

En traduisant par exemple la Raison d’Être de votre entreprise en engagements, vous renforcerez ainsi le rôle du Conseil d’Administration dans la définition de la stratégie à mettre en œuvre, en lui donnant une grille de lecture et d’évaluation permanente.

Aucune entreprise, institution, association ne peut gagner, dans un monde qui perd et sans la création avec son écosystème d’une chaîne de valeur solidaire, un écosystème élargi issu de l’exploration et de la découverte des intérêts communs de tous les acteurs constituant son environnement.

Formuler sa Raison d’Être ou la requestionner pour étendre son champ, c’est donc :

  • Donner du sens au travail réalisé et permettre à chacun d’y trouver sa place
  • Donner du sens à l’entreprise, l’institution, l’association dans la société en embarquant ses collaborateurs, ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires
  • Recentrer le périmètre des produits et des services proposés en les passant au filtre de la Raison d’être
  • Révéler de nouvelles opportunités d’activités insoupçonnées.
  • Libérer l’élan créateur des équipes et de l’écosystème

POURQUOI REFLECHIR A LA RAISON D’ETRE DE L’ENTREPRISE ?

Ces mots ne sont pas ceux d’un manifeste politique, mais de l’américain Peter F. Drucker, l’un des inventeurs du management moderne. Il avance que « La rentabilité n’est pas le but de l’entreprise et de l’activité commerciales, mais un facteur limitatif. Le profit n’est ni l’explication, ni la cause ni le mobile des décisions et des comportements dans les affaires, mais la mise à l’épreuve de leur validité. » . Le dirigeant de société pouvait alors être qualifié « d’arbitre », puisque la « composition de l’entreprise et ses objectifs ne sont pas donnés, ils sont le fruit de négociations

Un besoin exprimé par les chefs d’entreprises

Plusieurs chefs d’entreprise auditionnés ont expliqué être aiguillonnés par leurs salariés dans la politique de responsabilité sociale et environnementale de leur entreprise, en particulier par les plus jeunes.

Dans le sondage *, les actions les plus souvent mentionnées dans lesquelles les entreprises peuvent « améliorer les choses dans la Société » sont :

– la formation des salariés aux compétences de demain (72%),

– le partage plus équitable des profits entre les dirigeants, les salariés et les actionnaires (67%),

– l’insertion des jeunes dans l’entreprise (65%),

– l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (61%),

– la place plus importante à leurs salariés et à leurs clients dans leurs instances de gouvernance (55%)

  • Réalisée par Elabe pour L’institut de l’entreprise, « A quoi servent les entreprises ? », janvier 2018.

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sOIXANTE-DIXIEME ARTICLE DE BLOG : la prise de parole

Prise de parole

Quelques idées préconçues

entendues lors de mes coachings :

« Certaines personnes réussissent à parler naturellement en public car ils ont un don »

« J’ai eu un trou de mémoire lors de mon oral, ce qui m’a couté un rattrapage »

« Je suis toujours aussi nul malgré une formation de 2 jours sur la prise de parole »

« Si je ne suis pas excellente à mon entretien d’embauche, c’est la catastrophe »

Le secret des personnes qui réussissent? Ils sont coachés / ont pris des cours et TRAVAILLENT leur intervention! 

Prendre la parole en public c’est aligner :

  • votre corps : vos émotions, ressentis, stress…
  • vos pensées : vos croyances positives ou limitantes, le contenu de ce que vous souhaitez exprimer…
  • votre comportement : le ton de votre voix, votre gestuelle, votre ancrage au sol…

Mais cela ne se résume pas à cela :

  • c’est aussi savoir construire une histoire
  • apprendre à mémoriser votre texte
  • ranger votre mémorisation au bon endroit dans votre disque dur interne
  • ancrer votre apprentissage dans le temps

Que voulez-vous réussir?

  • savoir parler de vos expériences, votre parcours et valoriser vos compétences pour un entretien de recrutement / promotion
  • passer une soutenance pour un examen, un mémoire ou une certification
  • concevoir une vidéo en ligne
  • intervenir lors d’une conférence en public
  • défendre un projet digital

Ma méthodologie

J’ai crée une méthodologie d’accompagnement unique, basée sur des technique de modélisation d’excellence en PNL et de mon expérience professionnelle. Elle intègre 6 étapes pour réussir toutes vos prises de parole!

Étape 1 : créer l’histoire de votre prise de parole, le contenu via une structure narrative en respectant le temps de votre intervention. (On aime tous les bonnes histoires!)

Étape 2 : apprenez à mémoriser votre présentation en utilisant le dessin. C’est une des étapes que je préfère car personne ne vous apprend, ni à l’école ni en entreprise, comment la mémoire fonctionne! Pourtant, en connaissant cette technique, vous pourrez aussi l’utiliser dans de multiples situations du quotidien. (Ci-dessous, un exemple réel de mémorisation pour un entretien de recrutement, je sais ça paraît dingue!)

Étape 3 : gérez vos pensées, croyance, émotions pour en faire des alliées. Nous pourrons aussi anticiper à cette étape la gestion de vos émotions et de votre stress en posant un « cercle d’excellence » pour accéder à vos ressources le Jour J.

Étape 4 : répétez, répétez, répétez pour améliorer la durée de votre mémorisation, votre ancrage au sol et la clarté de votre voix. Vous apprendrez à le faire à des moments bien particulier pour maximiser l’efficacité et le naturel de votre prise de parole.

Étape 5 : utilisez un pont vers le futur avec de la visualisation afin de ranger votre mémorisation au bon endroit dans votre disque dur interne et avoir accès à vos connaissances le jour J.

Étape 6 : gérez votre stress lors de votre prise de parole pour éviter le trou de mémoire et la panique, soit en utilisant certaines techniques de respiration, la cohérence cardiaque, ou en utilisant vos ressources avec votre cercle d’excellence.

Combien de temps faut-il pour préparer une prise de parole en public?

Tout dépend de votre besoin. Pour obtenir un 18/20 à une soutenance, comptez 6h de coaching. Pour la préparation d’une vidéo, cela peut prendre une seule séance de 1h30… Nous le définissons ensemble au démarrage du coaching. Soyez certain(e) que vous pourrez y arriver vous aussi avec cette méthodologie !

Que voulez-vous réussir ?

La première séance par téléphone est gratuite

Contactez-moi

Témoignages

Je souhaitais m’exprimer en public dans le cadre d’un atelier professionnel.
Grâce à un accompagnement basé sur des séances de coaching personnalisées, j’ai finalement pris le dessus sur l’angoisse qui m’envahissait dès que je devais prendre la parole en public.
Aujourd’hui je peux adopter le bon comportement, la bonne posture et délivrer les bons messages…

Sources : Sylvie Krstulovic

Coaching professionnel dans notre monde digital

Contact

Sylvie Krstulovic
Paris 75003
80€ par séance d’1h30

06 30 04 26 86sylvie@1h30.com

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Soixante-neuvieme article de blog : les coopératives

Coopérative, le mot est utilisé à toutes les sauces ou presque…

Mais au fait, qu’est-ce que ça signifie exactement ? Comment sont nées les coopératives d’hier ? Qui sont les coopératives de demain ? On vous explique tout !

Les coopératives, un phénomène en plein boom ? Oui et non ! Pour y voir plus clair, nous avons rencontré Stéphane Boulanger qui dirige l’équipe francophone de Febecoop.

Cette association a pour objectifs la défense, la promotion et le développement du modèle d’entreprise coopératif. « Febecoop est une structure qui fêtera bientôt ses 50 ans d’existence et qui a pour mission de contribuer au développement des coopératives en Belgique.

Nous sommes soutenus par des coopératives historiques, qui croient dans les vertus de cette alternative entrepreneuriale », introduit-il.

Nous qui pensions discuter du futur… Et bien non ! Pour comprendre le système des coopératives, il faut avant tout se replonger dans les livres d’histoire.

IL ÉTAIT UNE FOIS LE « FAIRE ENSEMBLE »

« A la base, les coopératives ont été mises en place par des gens qui, disposant d’un pouvoir d’achat assez faible, cherchaient à se ménager l’accès à des biens de première nécessité », explique Stéphane Boulanger

Selon la synthèse réalisée par Cécile Paul, la naissance des premières coopératives date du XIVe siècle, en France ou des producteurs de lait s’unissent pour produire du gruyère de comté.

En 1844, à Manchester, 28 tisserands se rassemblent et fondent « la Société des Équitables Pionniers de Rochdale » : ils ouvrent également un magasin coopératif.

Le but est simple : garantir à la clientèle des prix raisonnables et une bonne qualité de produits. Ils ignorent alors qu’ils sont en train d’écrire l’histoire grâce à leur coopérative de consommation qui va vite prendre une ampleur phénoménale. 

Chez nous, l’histoire belge de la coopération débute vers 1880-1885 en réponse à la misère sociale. « On a vu naître à Gand tout un groupe coopératif, le « Vooruit », à partir d’une boulangerie coopérative. S’en sont ensuivies des pharmacies populaires, des magasins et même un centre culturel, le tout étant destiné à améliorer la qualité de vie des ouvriers.

Ces initiatives ont inspiré d’autres villes », raconte notre expert. Après la Seconde Guerre mondiale, les coopératives fleurissent, sous la forme d’épiceries dans lesquelles la population vient s’approvisionner, après des années de privation. « Puis, tout s’est arrêté ou presque avec l’apparition des supermarchés qui s’intéressaient plus aux envies des consommateurs qu’à leurs besoins.

 Les coopératives de distribution ont alors franchement souffert, et Febecoop est né en 1970 pour, à l’origine, freiner leur déclin », continue-t-il.

La coopérative gantoise Vooruit a été fondée en 1880. Plus tard la Feestlokaal (Salle de Fêtes) de Vooruit est créé. La coopérative Vooruit est la véritable colonne vertébrale du mouvement socialiste gantois.
La coopérative gantoise Vooruit a été fondée en 1880. Plus tard la Feestlokaal (Salle de Fêtes) de Vooruit est créé. La coopérative Vooruit est la véritable colonne vertébrale du mouvement socialiste gantois.

Fin des années 90, le modèle renaîtra de ses cendres. Certaines coopératives historiques ont même réussi à traverser les époques. C’est le cas par exemple de Multipharma, créée il y a plus de cent trente ans, dans un objectif de solidarité et de promotion de la santé. Vous ne regarderez peut-être plus la pharmacie du coin du même œil…

Au niveau de la distribution, les coopératives de consommateurs d’hier renaissent sous de nouveaux modèles version modernes : les supermarchés coopératifs et participatifs. Le tout premier du genre a été créé à New York, en 1973, c’est le « Park Sloop Food Coop ». Ce supermarché fonctionne grâce à ses 17 000 coopérateurs, eux seuls y ont d’ailleurs accès. Pour pouvoir y faire ses courses, il faut ajouter des parts et y travailler.

A Bruxelles, la Bees Coop a vu le jour en 2017. Ce supermarché collaboratif est ouvert seulement à ses membres, qui sont à la fois, propriétaires, travailleurs et clients.

Park Sloop Food Coop a fait l’objet d’un documentaire :

DES VALEURS ET UNE LOGIQUE SPÉCIFIQUE

« L’idée des coopératives est donc depuis toujours de créer une entreprise pour assurer un service davantage que pour rémunérer le capital. Pour ce faire, il faut rester à l’écoute des besoins de ses usagers, et évoluer en conséquence », ajoute Stéphane Boulanger.

Pour mieux saisir le concept actuel des coopératives, rien de tel que leur définition officielle par les Nations Unies: « Une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement.»

Après, à chaque coopérative d’organiser son fonctionnement et son organisation en fonction de ses objectifs et de ses valeurs. Aujourd’hui, de plus en plus de coopératives à finalité sociale ou environnementale apparaissent sur le marché. « Depuis les années 90, une frange croissante de la population et d’acteurs de la société civile pointent les inégalités sociales et les aberrations environnementales produites par une économie orientée exclusivement vers le profit, et la rémunération du capital. Des mouvements citoyens, comme ceux qui descendent aujourd’hui dans la rue, en appellent à une économie plus sociale, plus durable. Les coopératives peuvent être de de bons outils, parmi d’autres, pour accueillir ce besoin de sens et entreprendre de façon plus responsable », ajoute le directeur de Febecoop.

En Belgique, on ne recense pas moins de 25 405 sociétés coopératives. Elles peuvent acquérir un agrément auprès de ministère de l’Economie, une sorte de label garantissant le respect des principes coopératifs. Les associés, qui se satisfont d’un dividende limité, poursuivent un objectif commun plus large que la seule recherche du profit et s’impliquent personnellement dans la société. Quelle que soit l’importance de leur investissement financier, tous les associés disposent d’une voix réelle dans la politique de l’entreprise.

Ces sociétés agréées sont en augmentation en Belgique, passant de 500 en 2010 à 600 en 2017. Elles occupent plus de 7.000 travailleurs, soit une hausse de 70% en 10 ans.

La récente réforme des sociétés apporte la rigueur et la clarté attendues depuis longtemps. La société coopérative est désormais réservée aux sociétés qui souscrivent à la spécificité et aux valeurs coopératives.

 Les sept principes coopératifs constituent les lignes directrices qui permettent aux coopératives de mettre leurs valeurs en pratique : adhésion volontaire et ouverte à tous, pouvoir démocratique exercé par les membres, participation économique des membres, autonomie et indépendance, éducation, formation et information, coopération entre les coopératives, engagement envers la communauté.

Les sept principes coopératifs. Crédits: Lescoop

ENTREPRENEURS RESPONSABLES

Ils sont nombreux, ces jeunes à se bouger pour créer une économie plus durable. Dans les secteurs de la communication, de l’alimentation, de l’énergie, des services, de la mobilité ou encore de la mode, de supers coopératives ont récemment vu le jour. On vous en présente quelques-unes…

À partir de marc de café collecté en vélo, Permafungi produit chaque mois 1 tonne de pleurotes frais et 10 tonnes d’engrais naturel tout en recyclant 5 tonnes de marc de café. 

Un superbe exemple d’économie circulaire. « On est en mode gestion participative totale, les employés prennent part à toutes les décisions. On évolue vers l’ouverture du capital aux travailleurs. Pour moi, l’idéal serait qu’un maximum de personnes puissent participer aux décisions en différentes catégories : les fournisseurs, les travailleurs, les fondateurs », nous explique Julien Jacquet, administrateur délégué.

La prise de décision se fait de manière collaborative et non selon une hiérarchie verticale. Cela signifie que chaque membre de l’équipe peut contribuer à la vision stratégique et au développement du projet… le but étant d’aller vers l’autogestion!

Neibo est la première coopérative belge de téléphonie mobile. Elle sera lancée officiellement en septembre 2019. Noemi Grandjean, community manager, nous parle du projet : « On compte déjà environ 2000 coopérateurs. En organisant beaucoup de sessions d’informations à travers le pays, nous avons touché des citoyens de tous horizons, néerlandophones comme francophones.

Les coopérateurs ont un droit de décision, ils recevront une partie des dividendes et bénéficieront de ristournes sur les abonnements. Le CA est élu en AG par les coopérateurs. Les bénéfices seront en partie reversés à d’autres initiatives qui seront choisies par les coopérateurs. »

Les créatrices de WeCo Store, elles, se sont lancées le défi de promouvoir une mode dans le respect de l’environnement et de l’être humain. « Pour le moment, on est en train de construire la coopérative, on a fait un appel aux futurs coopérateurs pour définir ensemble ce que signifie être un coopérateur chez WeCo. On fonctionne avec JobYourself, on est en train de se lancer et de développer notre projet entrepreneurial. On veut mettre en place une coopérative par choix philosophique et politique. En plus de l’aspect boutique de vêtements conçus dans le respect des conditions de travail et de l’environnement, on veut que WeCo soit un lieu d’échange de savoirs et de participation. On veut défendre une mode qui fait plus sens et qui est plus durable. On aspire à un projet commun, on veut placer l’humain au centre des préoccupations. La coopérative à finalité sociale convient dès lors parfaitement », confie Lucie Duchesne, porteuse du projet.

Les créatrices de WeCo veulent promouvoir une mode qui fait plus sens et qui est plus durable. Elles aspirent à un projet commun et souhaitent placer l’humain au centre des préoccupations.

FÄRM, SE RASSEMBLER POUR MIEUX MANGER

Färm, vous le savez sans doute est aussi une coopérative. Sa vocation ? Réunir tous les acteurs, depuis les producteurs jusqu’aux clients en passant par les investisseurs et les collaborateurs autour d’une alimentation saine, biologique et locale. 

La coopérative allie distribution, (co)production et sensibilisation. Au niveau du fonctionnement, il y a une volonté de transparence et d’intégration de tous lors des prises de décisions. « Le conseil d’administration compte des représentants des investisseurs, mais aussi des employés, des producteurs et des clients coopérateurs, qu’on appelle les cofärmers.

L’ensemble des coopérateurs est invité à participer à l’assemblée générale qui se déroule au mois de juin. Aujourd’hui, nous comptons plus de 500 coopérateurs, la plupart d’entre eux ont comme motivation première de supporter notre initiative. Tout le monde peut prendre part au projet », éclaire Juliette Hannick, responsable de l’accueil des nouveaux membres. Christophe Servais est le représentant des coopérateurs-clients au sein du Conseil d’administration, il nous explique ses motivations : « J’ai découvert Färm comme client. Lors d’une réunion d’informations, j’ai été séduit par le projet et l’ambition des fondateurs. J’ai souscrit à l’achat de parts ce soir-là. Les fondateurs ont expliqué le fonctionnement du conseil d’administration et j’ai posé ma candidature qui a été retenue.

 D’invité permanent je suis devenu membre élu du CA. Les réunions mensuelles sont passionnantes. Les décisions du CA sont très largement prises à l’unanimité et les pratiques d’intelligence collective nous aident à concilier les points de vue de manière constructive. La volonté des membres fondateurs de partager le projet et d’instaurer une gouvernance participative de tous les acteurs ne fait aucun doute. »

A Louvain-la-Neuve, l’équipe de Färm a décidé d’appuyer l’esprit coopératif local, en créant une communauté au sein de ses 350 coopérateurs. « Nous avons un représentant étudiant et deux représentants clients au sein du CA », explique Florence Absalon, responsable. « Aussi, on a mis en place différents comités où les coopérateurs peuvent s’impliquer, comme le comité de la vie associative, le comité communication et le comité zéro déchet. Au niveau de la vie associative, des liens privilégiés se sont également installés avec le mouvement étudiant grâce à une participation active à Cap Transition et avec l’Association des Habitants grâce à un soutien à la Brocante des Bruyères, le soutien à la Plateforme Citoyenne d’aide aux réfugiés et le parcours d’artiste et notre engagement dans les bacs potagers autour du point de vente. Et il y a quelques jours, on est partis ensemble visiter le musée du capitalisme. » Un véritable engagement pour un monde en transition !

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Soixante-HUITIéme article de blog : aPPRENDRE A PENSER EN EQUIPE POUR AGIR

Les bases de l’entraînement mental

L’entraînement mental (EM) désigne une méthode particulière pour déterminer une action à entreprendre face à une situation concrète insatisfaisante. Il est utilisé pour favoriser la rationalisation en prenant conscience des aspects affectifs, des stéréotypes et des interprétations hâtives, des projections idéologiques plus ou moins dogmatiques et des réflexes routiniers.

Elaboré par des militants issus de la Résistance française, à l’Ecole d’Uriage (1940-1942) puis diffusé par équipes volantes au travers du massif du Vercors dès que les forces vives d’Uriage basculèrent dans la Résistance (novembre 1942), l’ENTRAÎNEMENT MENTAL s’est élargi, dès 1945, explicitement comme tel, dans le champ de « l’éducation populaire« , principalement comme « formation intellectuelle pratique » des cadres militants de la vie associative, coopérative et syndicale. Joffre Dumazedier en est le fondateur. Il est sociologue de l’éducation des adultes et président-fondateur du mouvement « Peuple et Culture » (naguère innovant).

En 1942, il nomma ENTRAINEMENT MENTAL

l’ensemble des « exercices mentaux » qu’il préconisait alors – observation, documentation, représentation, mise en relation, etc. – comme exercice de la pensée, en appui sur l’expérience de la prise de responsabilités et marqué d’une rationalité proche de celle qui caractérise la démarche scientifique.

Le travail de groupe permet de se dégager plus facilement de sa subjectivité, pour confronter les points de vue, pour enrichir l’analyse en conjuguant des compétences différentes et pour stimuler la créativité dans la recherche de solutions.

les 4 quadrants : 1 les faits, les problèmes 3 les explications les solutions

L’EM met en lumière le fait qu’il y a plusieurs sources de problèmes. Il répond au besoin de décaler la grille de lecture et d’analyser la situation sous d’autres angles. Il permet également de confronter les représentations, de mettre des mots sur les tabous, de rationaliser l’analyse et de sortir de l’émotif face à une situation insatisfaisante.

Les opérations mentales de base (OMB):

Ce sont des actions mentales que l’on fait souvent sans y penser. Ce que l’EM nous propose c’est de les faire en conscience, de les mener à chacune des étapes pour ne rien oublier :

– Décrire : qu’est ce qui est visible

– Classer – Prioriser

– Enumérer : faire une liste non hiérarchisée

– Distinguer

– Quantifier

– Définir : qu’est-ce que c’est

– Situer : dans le temps et dans l’espace

– Comparer : voir les différences

– La génèse

: l’histoire, le fondement Lors de la phase 1 particulièrement il est intéressant de faire la liste des acteurs en jeu dans la situation.

On peut donc les utiliser en groupe lors d’un EM, en proposant à chaque participant-e une OMB pour la phase des faits pour obtenir des réponses, sur la phase deux pour formuler des problèmes, ou par exemple sur la phase des solutions pour organiser les solutions…

Des solutions : A l’issue de la 4ème étape, on peut aller un peu plus loin, pour commencer à bâtir la mise en œuvre. On trie les propositions de solutions de la phase 4 :

– Urgent / important

– Énergie que ça donne

– Énergie que ça prend

– Individuel / collectif

– Les risques et incertitudes

– Réalisable / envisageable

– Court / moyen / long terme

– Pragmatique / idéaliste

Si la situation touche un collectif on choisit un mode d’arbitrage collectif pour définir les solutions retenues (consensus, sociocratie).

Pour la mise en œuvre concrète, voici quelques questions à se poser : Qu’est-ce que je vais faire ?

Quel est mon/notre 1er objectif atteignable ?

Mon 1er acte ?

Quand ? Où ? Avec qui ? Comment ? Qui sont mes allié-e-s ? Quels sont les freins, les leviers ? Quelles sont mes ressources ?

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Soixante-siXIème article de blog : le niveau bleu de la spirale dynamique (la société d’ordre)

Au niveau d’existence suivant le canal d’existence, bleu va essayer l’ardeur des groupes guerriers entre d’autres termes  en donnant un sens moral à l’existence un dessin universel à respecter qui dépasse les désirs individuels du sujet , c’est la naissance de la spirale bleue que nous appellerons  paradigme de la société d’ordre avec les société en rouge il y a un souci de stabilité même lorsque les grands guerriers font des conquêtes ses conquêtes ne sont pas stabilisées, prenait dans l’exemple de yale strom la mort du cadre rogo et le démantèlement de ses troupes.

Ou prenait dans la réalité la mort d’Alexandre Legrand et le démantèlement  de son empire par ses principaux généraux, il y a vraiment un problème au niveau du paradigme rouge à construire une société durable et sable l’apparition de l’écriture de l’administration et de la morale, morale universelle, croyance aux biens et au mail, la religion   vont transformer  les comportements humains au niveau rouge la peur de la punition ne survient  que si la main qui tient le fouet est à proximité alors qu’au niveau bleu même sans la présence physique du maître ou du contre-maître l’individu a peur de ces mauvaises pensées et de ces mauvaises conduites et du coup, il se conduit bien sans qu’on est à le surveiller , l’individu en bleu veut participer à l’harmonie du ciel et de la terre, veut avoir son âme sauvée , veut bien se conduire et  faire partie d’un dessin universel, le premier pays durable et stable , on a des traces qu’il laisse à penser que le bleu domine sur le rouge et l’Égypte de l’ancien empire et du moyen empire, plus tard l’Égypte du nouvel empire renoue avec le paradigme rouge et à état beaucoup plus guerrier.

Le niveau bleu voit apparaître des administrations complexes, l’écriture, la philosophie, la morale tournant autour du sens de la vie, le questionnement de la vie après la mort. Les citées guerrières Grecs combinent un niveau d’existence en  rouge et en bleu, les stratégies militaires basées sur l’entraînement militaire de type discipliné et les phalanges impliquent des éléments en bleu même si le même dominant comme la start par exemple est encore fortement en rouge. Les grandes religions monothéistes, ainsi que le bouddhisme   essaye de faire transiter les humanités ancrés vers le rouge vers un niveau de civilisation en bleu. Un niveau ce civilisation où l’humain devient incapable de maîtriser ses pulsions

Sources :  Lambert Quentin

Ça fonctionne si on parle d’humanisme en tant que mouvement de la Renaissance : ce mouvement veut remettre l’Homme au centre des préoccupations en s’inspirant de textes antiques. Les humains existent désormais pour eux-mêmes et non seulement en tant que créatures de Dieu. L’Homme réalise des choses pour exprimer sa propre grandeur et non plus pour honorer Dieu : des érudits étudient pour satisfaire leur propre curiosité, écrivent leurs biographies, etc. Une forme de laïcité est prônée, et on commence à exercer des activités interdites ou mal vues par la religion (par exemple, la dissection de corps humains, la représentation d’humains en peinture sans connotation religieuse…). Le mouvement a toujours une part de bleu, mais il casse d’une certaine façon le bleu dominant : ça devient du bleu-orange…

Soixante cinquième article de blog : L’organisation du travail peut reposer sur autre chose qu’une hiérarchie méfiante et imposant ses volontés.

L’organisation du travail peut reposer sur autre chose qu’une hiérarchie méfiante et imposant ses volontés.
Le professeur Isaac Getz a ainsi développé le concept d’une prise de décision copartagée entre tous les membres d’une même entreprise. Au Luxembourg, l’IMS est prête à sauter le pas.
En haut, le chef. En dessous, des strates de responsables: codirecteurs, chefs de secteur, responsables de service, cadres, employés.

Le modèle classique d’une entreprise bien structurée sur le papier, mais dont Isaac Getz ne cesse de pointer l’inefficacité. «Il s’agit d’une conception d’entreprise d’un autre âge», commente le professeur de l’ESCP Europe*.

Depuis une dizaine d’années, le spécialiste en leadership et innovation plaide pour un autre concept: l’entreprise libérée. Lui préfère voir se créer des firmes où la majorité des salariés sont libres et responsables d’entreprendre toute action qu’eux-mêmes décident comme meilleure pour leur organisation. Tout cela au service d’une vision portée, «non plus par un patron tout-puissant mais un meneur charismatique».

A terme, la question qui ne résonnera plus dans les couloirs devant être : «Je fais quoi, chef?»

Sans contraindre, ni contrôler

Et de préciser immédiatement: «Je ne parle pas de cette tendance de « freedom washing » consistant à installer des baby-foot et des salles de repos en faisant croire aux salariés que c’est là le symbole ultime qu’ils n’ont aucune pression de leurs supérieurs». Le concept développé par ce doctorant en psychologie se veut «moins superficiel».

Isaac Getz a ainsi construit un principe organisationnel dont, déjà, une centaine d’entreprises se sont inspirées en Europe. Dans le secteur privé comme le public, dans des PME comme dans des groupes importants.

Et de citer pêle-mêle aussi bien Michelin, Decathlon que la société GSP de Metz (spécialisée dans la sécurité) ou la Sécurité sociale belge et ses 1.000 postes. Pour l’heure, le Luxembourg reste à la traîne sur ce modèle (lire ci-contre)


Le principe repose sur les attentes essentielles de tout homme, et donc tout salarié: un triple besoin de confiance, de réalisation de soi et d’autodirection. «Je ne connais personne qui va travailler avec enthousiasme pour un Ebitda de 12%», se moque le professeur. Selon lui, il appartient plutôt au leader de créer les conditions de satisfaction de ces attentes humaines. Condition sine qua non pour que l’ensemble de son équipe donne le meilleur d’elle-même, «sans contraindre, ni contrôler comme dans l’ancien monde».

Pas si simple

Avec cette philosophie qu’on pourrait qualifier d’humaniste, l’attention est préférée à la supervision, la confiance à la défiance, l’autonomie à l’autorité. A terme, des personnels plus engagés finissant par créer une organisation du travail bien plus performante que dans le cas d’une structure fondée sur la méfiance et le contrôle.

Ce leadership de la transformation doit être incarné d’abord par le « dirigeant » lui-même. Il doit apprendre à lâcher prise, aimer servir, accompagner, respecter. Pas si simple après des décennies où le stéréotype du patron reste celui de l’homme providentiel qui gère tout, dirige seul et qui inspire la crainte. Dans l’entreprise libérée, le boss doit perdre de son ego. «Il devient moins visible mais plus présent.» Il se concentre sur la vision pour son entreprise le développement de ses valeurs. «Ce n’est pas à lui de faire tourner la boutique mais aux équipes auto-dirigées, insiste Isaac Getz. Lui prépare le coup d’après.»

Soixante quatrième article de blog :Les événements se succèdent plus vite que jamais. Comprenez-en le sens sous le propos de la Spirale Dynamique.

Les événements se succèdent plus vite que jamais. Comprenez-en le sens sous le propos de la Spirale Dynamique.

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Sources : Propos de Mario Rastelli pour Natasha Todorovic-Cowan

PDG NVCConsulting / Co-créateur Programmes et certifications Spiral Dynamics®

 

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Soixante troisième article de blog : Ken Wilber : en marche vers une révolution jaune ? (1ère partie)

« Ken Wilber est source d’une pénétrante compréhension. » (Deepak Chopra) « Il a été comparé à Platon, Einstein, William James, Freud et Hegel… entre autres. » (Roger Walsh) « Une nouvelle synthèse scientifique extraordinaire de la conception scientifique et spirituelle de la condition humaine. » (Mitchell Kapor, au sujet du livre de Ken Wilber Une brève histoire de tout) « Rien n’est aussi opératoire qu’une bonne théorie. » (Kurt Lewin) « Vous ne changerez jamais les choses en vous battant contre la réalité existante. Pour changer quelque chose, construisez un nouveau modèle qui rendra l’ancien obsolète » (Richard Buckminster Fuller). Or, et l’actualité nous le démontre quotidiennement surtout en cette période : « faire toujours plus de la même chose conduira invariablement au même résultat ». « Faire plus de la même chose » où Comment réussir à échouer (Paul Watzlawick) est bien la solution que nous propose la politique d’Emmanuel Macron qui depuis son élection présidentielle s’entête à me donner raison (cf. « Macron psychopathe ? »). Dans cette série d’articles, nous allons tenter de présenter des auteurs ou des penseurs susceptibles de nous conduire sur d’autres voies que l’ultra-solution prônée par le système Macron (sous-titre du livre de Paul Watzlawick ci-dessus). Or, les français ont un don particulier qui semble être celui de passer à côté des principaux auteurs dont les conceptions sont à même de révolutionner notre vision du monde. Ainsi, après avoir raté le tournant de la sémantique générale qui a tout de même inspiré des chercheurs indépendants tels que Gaston Bachelard ou bien Henri Laborit, inventeur de la notion de pensée complexe qui sera ensuite largement développée par un certain Edgar Morin, etc., notre pays s’est démarqué en ayant également ostracisé un auteur tel que Ken Wilber qui a écrit un essai reconnu comme un des livres les plus importants jamais publiés par des gens d’horizons extrêmement variés tels que David Böhm, Al Gore, Huston Smith, Michael Murphy, Daniel Golleman ou Larry Dossey, etc. Rien de moins… et c’est peu de le dire ! Ken Wilber a développé une vision du monde intégrale, pluri- et transdisciplinaire qu’il nomme une théorie de tout dans laquelle il définit le spectre de la conscience comme un processus dynamique du développement qui débute par des niveaux prépersonnels, se poursuit par des niveaux personnels eux-mêmes transcendés par des niveaux transpersonnels. Le suffixe trans- signifie « qui traverse l’espace ou la limite, qui est de l’autre côté de la limite que désigne le substantif de la base ». Son souci principal a été de chercher une conception du monde qui puisse inclure et accueillir tous les dimensions, niveaux, domaines, vagues, modes, individus, cultures, etc. ad infinitum, car pour lui : tout le monde a raison et chacun « détient une part importante de la vérité, et toutes ces parts de vérités se doivent d’être honorées, chéries et comprises dans un embrassement plus courtois, plus ample et plus compassionnel ». Comme il le précise lui-même, il n’attaque jamais la croyance centrale d’aucune discipline, mais seulement la revendication que telle ou telle discipline a de détenir la vérité unique. Car pour lui, chaque approche est vraie pour l’essentiel… mais partielle. Et il se répète : « vraie mais partielle, vraie mais partielle, vraie mais partielle… », et de rajouter : « … sur ma tombe, j’espère de tout cœur qu’un jour quelqu’un écrira : ce qu’il a dit était vrai mais partiel ». L’approche intégrale de Ken Wilber est une tentative de réponse « simplexe[1] » afin d’aborder cette complexité avec plus de perspicacité, et donc, une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons. Wilber présente une manière d’organiser tout ce que l’on sait du monde selon des approches, scientifiques, philosophiques, spirituelles, pratiques, etc. en isolant leur dénominateur commun afin d’en dégager une cohérence d’ensemble. La pensée intégrale, qui peut paraître complexe au néophyte, tend à simplifier toutes nos connaissances humaines dans tous les domaines de la vie depuis que le monde est monde, mais sans réduire cette connaissance à un réductionnisme mutilant tueur de créativités. Entreprise considérable s’il en est, il faut étudier cet auteur pour en comprendre la pensée et entrer dans ses représentations, car il nous donne des outils efficaces pour mieux appréhender les problèmes auxquels nous sommes tous confrontés. Un rapide rappel de quelques-unes de ses notions clefs nous aidera à mieux situer le cadre de sa théorie. Les holons : C’est un des concepts les plus fondamentaux de toute la théorie de Ken Wilber. Il emprunte le terme holon (hol-on) à Arthur Koestler pour qui les holons sont des touts/parties qui composent la réalité. A. Koestler a créé ce mot pour désigner une entité qui est simultanément un tout en soi et une partie d’un autre tout. Ainsi, le tout d’un quark devient une partie d’un atome, le tout d’un atome devient une partie d’une molécule, le tout d’une molécule devient une partie d’une cellule, et ainsi de suite. Le tout d’un niveau devient une partie du tout d’un niveau suivant. L’univers entier est construit à partir de holons et la théorie intégrale est l’étude des holons où qu’ils apparaissent. Chacune de ces entités n’est ni un tout ni une partie, mais un tout/partie : un holon. Les holons sont organisés en holarchie. Holarchie : Une holarchie est une hiérarchie naturelle : le tout d’un niveau devient une partie du niveau suivant (comme dans l’exemple fourni ci-dessus). Pratiquement tous les processus de croissance, de la matière à la vie et au mental, s’inscrivent dans des holarchies qui sont des hiérarchies naturelles ou des ordres croissants de holisme. Les hiérarchies naturelles ou holarchies ont mauvaise réputation en raison de la confusion entretenue avec les hiérarchies de domination : oligarchiesploutocratiesaristocratiesynarchie, etc. Elles sont cependant d’une importance cruciale à comprendre, car le non-respect de ces holarchies naturelles conduit aux hiérarchies pathologiques ou de domination. Ce qui est bel et bien l’un des plus gros problèmes de notre époque. Les 10 niveaux du processus de croissance : Pour Ken Wilber, le processus de croissance est figuré par quatre niveaux pré-personnels, trois niveaux personnels et trois autres trans-personnels, etc. Le tout forme un modèle de développement humain en neuf étapes que l’on peut simplifier selon trois, voire quatre stades : pré-personnels, personnels et transpersonnels ou bien pré-rationnel, rationnel, trans-rationnel ou encore égocentrique, ethnocentrique, mondocentrique, kosmocentrique, etc. Attention toutefois, pour la « sectorisation » en quatre stades, les écrits de Wilber qui s’inspirent de très nombreux auteurs (il déclare avoir développé son modèle d’après la synthèse d’environ deux cents grilles de développement d’auteurs occidentaux et orientaux) peuvent prêter à confusion. Par exemple, l’une des grilles de développement qu’il utilise souvent, celle du développement moral de L. Kohlberg, divise également le développement en pré-conventionnel, conventionnel et post-conventionnel. Cela correspond chez Ken Wilber aux stades pré-rationnel et rationnel comme indiqué dans le tableau ci-dessous. Ce qu’il ne précise pas toujours et peut entraîner des confusions pour ceux qui le lisent et souhaitent saisir son concept de transrationnel. Vers une révolution jaune, tableau 1 Tableau 1 Cette précision importante étant faite, j’ai choisi de vous présenter ces 10 niveaux de conscience sous forme de tableau, mais la représentation la plus juste serait celle d’une spirale dynamique telle qu’ont pu la concevoir les psychologues Don Beck et Cris Cowan d’après les travaux de leur professeur Clare Graves (ouvrages non traduits en français). Vers une révolution jaune, tableau 2 Tableau 2 La description de ces dix niveaux nécessite une présentation plus approfondie qui dépasserait le cadre de ce billet, mais l’idée générale étant que chaque stade décrit une vision du monde différente. Le monde paraît différent et est perçue différemment à chaque niveau et à mesure que de nouvelles capacités cognitives se déploient et évoluent. Pour Ken Wilber ce passage est obligatoirement une inclusion et une transcendance. C’est-à-dire que la trans-rationalité dépasse et inclut la rationalité qui elle-même transcende et inclut la pré-rationalité. C’est en quelque sorte une version améliorée du célèbre aphorisme : « Le tout est plus grand que la somme des parties. » Mais pour que cette évolution, cette inclusion et cette transcendance, soient possibles, il est nécessaire d’intégrer les deux principaux chemins d’accès à la connaissance – l’interne et l’externeque Ken Wilber appelle « sentier de gauche » et « sentier de droite » chacun s’exprimant soit de façon individuelle, soit de façon collective. Le tout se présente sous la forme de quatre quadrants qui renvoient également à une grille de lecture abordant toute problématique selon un point de vue différent donnant ainsi schématiquement quatre façons d’aborder un problème (dans un prochain article, nous verrons comment ces quatre manières d’appréhender le réel peuvent également se conjuguer pour parvenir à être toutes associées entre elles ce qui, au final, revient à aborder un sujet selon une vision intégrale telle qu’ici promue). Les quatre quadrants : Si le spectre de la conscience peut être organisé en niveaux et/ou stades, ou selon un axe vertical symbolisant une holarchie (ou hiérarchie naturelle), l’outil nouveau et sans doute le plus puissant que Ken Wilber met à contribution dans Une brève histoire de tout est cette idée qu’il existe quatre « quadrants » du développement[2]. Autrement dit il existe une spirale dynamique du développement de la conscience qui progresse selon une hiérarchie naturelle combinée à quatre différentes « dimensions » ou quatre différents domaines d’investigation du réel. Les quatre quadrants ou système AQAL et leurs principaux représentants sont ainsi figurés par Ken Wilber (il existe également d’autres représentations plus complètes couplées aux stades du processus de croissance ou à des holarchies correspondant à chaque quadrant) : Vers une révolution jaune, tableau 3 Tableau 3 Les quadrants SD et ID représentant le sentier de droite forment ce que Wilber appelle le Grand Un ou le royaume du TOUT CELA et de la Terre Plate (Flatland), domaine d’investigation du réel privilégié par l’idéologie du post-modernisme ambiant qui outre le fait de dénier les réalités subjectives – sentier de gauche –, qui sont en fait des réalités psychiques objectives complétant les réalités physiques objectives[3] – sentier de droite –, commet également l’une des principales erreurs de raisonnement dénoncées par Wilber : la confusion pré-trans ou cpt en abrégé. La confusion pré-tans : Cette confusion est sans nul doute, dans le prolongement de l’erreur catégorielle que je ne peux présenter ici faute de place (cf. Les trois yeux de la connaissance), l’un des biais cognitifs parmi les plus importants à connaître. Laissons à Ken Wilber le soin de nous expliquer ce qu’il entend par « confusion pré-trans » : « Il est toutefois un […] obstacle à l’émergence d’une vision du monde complète, et celui-ci est sans conteste le plus fascinant de tous. Cet obstacle, cette confusion, a corrompu, sous ses formes diverses, les travaux des psychologues de Freud à Jung, des philosophes de Bergson à Nietzsche, des sociologues de Lévy-Bruhl à Auguste Comte. On le retrouve aussi bien derrière la vision du monde mythologique et romantique que derrière la vision rationnelle et scientifique ; aussi bien dans les tentatives actuelles visant à prôner le mysticisme que dans celles visant à le dénoncer. Je suis convaincu que tant que cet obstacle n’aura pas été levé, tant que cette confusion n’aura pas été dissipée, nous serons dans l’incapacité d’élaborer une vision du monde qui soit vraiment complète. J’ai baptisé cet obstacle la “confusion pré/transˮ [abrégé en cpt] et j’entends en expliquer la nature dans le cadre de ce chapitre. Il est relativement simple de formuler l’essence de la confusion pré/trans. Nous commençons tout simplement par supposer que les êtres humains ont en réalité accès à trois domaines généraux d’être et de connaissance – le sensoriel, le mental et le spirituel. La terminologie variera selon les préférences : subconscient, conscient et surconscient, ou prérationnel, rationnel et transrationnel, ou prépersonnel, personnel et transpersonnel. La difficulté est liée à un fait assez simple : le pré rationnel et le trans rationnel, par exemple, sont non-rationnels, chacun à leur manière, en conséquence, ils paraissent relativement semblables, voire identiques au regard du profane. Cette confusion – entre “préˮ et “transˮ a deux conséquences possibles : les domaines transrationnels sont réduits au niveau pré-personnel [cpt-1 en abrégé], ou les domaines prérationnels sont élevés à une gloire transrationnelle [cpt-2 en abrégé]. Dans un cas comme dans l’autre, la vision du monde est tronquée, une moitié du monde réel (le “préˮ ou le “transˮ) étant victime d’une profonde erreur de traitement et de compréhension[4]. » Selon cette conception « tous les objets de ce monde ne peuvent donc être considérés que comme des objets ayant connu un certain développement. Ce dernier peut être progressif, régressif ou stationnaire, mais il n’est jamais totalement absent. Bref, tous les phénomènes se développent, donc une phénoménologie authentique est toujours évolutive, dynamique – ce fut, par exemple, l’essence de la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel[5]. » (Notons également pour les lecteurs habitués de ce site que c’est aussi l’essence même de la théorie de la perversion narcissique que nous retrouverons dans les prochains articles en suivant les traces de Ken Wilber.) Pour bien comprendre ce qu’est la confusion pré-trans, il faut donc avoir en tête les dix niveaux du spectre de la conscience définis par Ken Wilber qui s’inspire en cela des travaux de la spirale dynamique de Clare Graves et de ses successeurs (cf. bibliographie) ainsi que des 3 stades résumés en prépersonnel, personnel et transpersonnel (cf. tableau 2). Et «puisque le développement évolue du prépersonnel ou transpersonnel en passant par le personnel, et puisque le prépersonnel et le transpersonnel sont, chacun à leur façon, non-personnels, alors le profane aura tendance à croire que le prépersonnel et le transpersonnel sont semblables voire identiques. En d’autres termes, il fera une confusion entre les dimensions prépersonnelle et transpersonnelle – et nous voici au cœur de la cpt[6]. » Compte tenu de l’importance de cette confusion chez la plupart des penseurs ou théoriciens en sciences humaines, tant en occident qu’en orient, prenons deux exemples parmi les plus significatifs que nous communiquent Wilber : « En ce qui concerne le développement psychologique humain, les deux exemples majeurs de cpt-1 et cpt-2 sont, respectivement, Freud et Jung (quoiqu’ils ne soient pas les deux seuls représentants de ces classes, ainsi que nous le verrons). Freud avait une notion correcte du ça prépersonnel (A) et du moi personnel (B), mais il réduisit toutes les expériences spirituelles et transpersonnelles (C) au niveau prépersonnel. Les intuitions transtemporelles sont expliquées comme étant des pulsions prétemporelles du ça ; le sâmadhi transsujet/objet est considéré comme une régression vers un narcissisme présujet/objet ; l’union transpersonnelle est interprétée comme une fusion prépersonnelle. Freud suit, à tous égards, la VM-1 (fig. 1 ci-dessous). La VM-1 n’est pas bien entendu propre à Freud. Elle caractérise l’orthodoxie occidentale classique – de Piaget à Sullivan en passant par Adler et Arieti. J’ai le sentiment que Jung se situe à l’extrême opposé. Il avait une notion correcte et très claire de la dimension transpersonnelle ou spirituelle, mais il la fondait et la confondait souvent avec les structures prépersonnelles. Pour Jung, il n’est que deux domaines majeurs : le personnel et le collectif – et il a donc tendance, comme Assagioli lui-même l’a fait remarquer, à obscurcir les différences importantes et profondes existant entre l’inconscient collectif inférieur et l’inconscient collectif supérieur ; soit entre le collectif prépersonnel et le collectif transpersonnel. Ainsi, Jung se retrouve-t-il parfois amené non seulement à glorifier des formes de pensée mythiques infantiles, mais encore à faire subir un traitement régressif à l’Esprit. Quoi qu’il en soit, ses disciples et lui n’ont conscience que de deux domaines majeurs – le moi et le Soi. Le développement humain est donc perçu comme se déroulant selon un axe moi-Soi, qui se présente comme dans le schéma de la figure 2, le Soi se situant au niveau inférieur et le moi au sommet. Voici ni plus ni moins une VM-2, et comme nous le verrons, elle est acceptée de manière générale par maints psychologues transpersonnels, même par ceux qui désavouent Jung. » La vision du monde (VM-1) de la cpt-1 (fig. 1) : Prépersonnel A (C) ○▬▬▬▬▬○ B Personnel La vision du monde (VM-2) de la cpt-2 (fig. 2) : Transpersonnel C (A) ○▬▬▬▬▬○ B Personnel Alors qu’une vision du monde (VM) correcte résumant l’ensemble du spectre de la conscience devrait plutôt être schématisée ainsi selon Wilber (fig. 3) : Prépersonnel A ○▬▬▬▬▬○ B Personnel B ○▬▬▬▬▬○ C Transpersonnel. Je n’ai présenté ici que quelques notions clefs de la philosophie intégrale de Ken Wilber, mais il en existe bien d’autres. Bien que la carte ne soit pas le territoire (cf. Alfred Korzybski), ce dont Ken Wilber a particulièrement conscience, l’intérêt des travaux de cet auteur résident dans le fait qu’il puisse proposer une carte intégrale qui nous permette de nous diriger dans un monde de plus en plus complexe tel que nous le vivons à l’heure actuelle et si comme toutes cartes, la sienne manque encore de précisions, c’est toutefois l’une des plus abouties qui vous permettra de naviguer plus aisément dans les méandres de la complexité humaine. En outre, il est à noter que son positionnement sur la spirale dynamique se situe au niveau correspondant à celui que Clare Grave a défini comme étant A’N’-Jaune caractérisant des individus qui valorisent le savoir, sont en apprentissages permanents et disponibles pour partager leurs connaissances. Les personnes centrées en A’N’-Jaune savent exprimer leur soi, mais jamais aux dépens d’autrui, ils ont pris conscience de l’état désastreux du monde tout en étant sensibles aux autres. Ils ont une vision systémique des problèmes et veulent contribuer à régler les problèmes globaux, etc. (pour aller plus loin dans la description des valeurs promues à chaque niveau de conscience, cf. La Spirale Dynamique de Fabrice Chabreuil et Patricia Chabreuil). À titre d’exemple, je donnerais une liste restreinte de quelques auteurs français centrés A’N’-jaune : Pierre Theilard de Chardin, Henri Laborit, Edgar Morin, Joël de Rosnay, l’astronaute Patrick Baudry, Hubert Reeves, etc. De nos jours, la conscience A’N’-Jaune serait représentée par 5% de la population mondiale d’après les estimations des successeurs de Clare Graves, mais se pourrait-il qu’inconsciemment une poussée de « fièvre » jaune puisse « booster » ce niveau de conscience dont nous aurions bien besoin pour résoudre les problèmes posés par la conscience capitaliste centrée en ER-orange et ceux qui émergent déjà de la conscience relativiste de FS-vert ? En résumé, pour franchir l’obstacle qui se présente à nous collectivement, nous devons d’ores et déjà passer l’étape du post-modernisme par une critique constructive de cette philosophie de vie qui imprègne et domine le monde d’aujourd’hui. Cependant, pour Ken Wilber, penseur critique du post-modernisme, le principal problème des post-modernes réside dans leur narcissisme (cf. son livre non traduit en français Boomeritis). Fait étonnant, Emmanuel Macron est le premier président à incarner cette idéologie attestant par-là de son influence prégnante (cf. « Emmanuel Macron, président du post-modernisme »). Or pour sortir du post-modernisme, il n’y a qu’une seule solution : développer une conscience centrée en A’N’-Jaune… ça ne s’invente pas… serait-ce encore une fois que ce soit le peuple qui montre la voie ? Philippe Vergnes Bibliographie succincte : Pour vous familiariser avec la théorie et les travaux de Ken Wilber, la lecture de ses quelques livres en français est un préalable indispensable de même que les quelques rares auteurs français qu’il a pu inspirer dont voici la liste : Carfatan, Serge (2017), Connaissance de la totalité, pourquoi l’homme fonctionne comme une totalité vivante ?, Paris : Almora, 400 p. Chabreuil, Fabien & Chabreuil, Patricia (2015), La Spirale dynamique (3e édition), Paris : InterEditions, 264 p. Drouot, Patrice (2013), La révolution de la pensée intégrale, Escalquens : Dangles, 300 p. Guérin, Véronique & Ferber, Jacques (2007), Le monde change… et nous ?, Lyon : Chronique Sociale, 252 p. Visser, Frank (2017), Ken Wilber, la pensée comme passion, Paris : Almora, 464 p. Wilber, Ken (1983), Les trois yeux de la connaissance, Monaco : éditions du Rocher, 213 p. Wilber, Ken (1997), Une brève histoire de tout, Boucherville : Mortagne, 452 p. Wilber, Ken (2013), Grâce et courage, Paris : Almora, 624 p. Wilber, Ken (2014), Une théorie de tout, Paris : Almora, 282 p. Wilber, Ken (2017), Le livre de la vision intégrale, Paris : InterEditions, 240 p. (Ce dernier livre est une introduction simplifiée, pour ne pas dire « simpliste », d’accès très facile à la philosophie de Ken Wilber. Il ne saurait toutefois en être véritablement représentatif.) Principaux sites internet : Le journal intégral, le blog d’Olivier Breteau qui présente une myriade d’articles en lien avec la théorie intégrale de Ken Wilber. Philosophie et spiritualité, le site de Serge Carfatan qui comporte des leçons de philosophie très complètes portant sur les travaux de Ken Wilber et bien d’autres encore. Spirale dynamique, le site de Fabrice Chabreuil et Patricia Chabreuil sur la spirale dynamique qui a fortement inspiré la vision intégrale de Ken Wilber. Ressource intégrale, le site du physicien Patrice Drouot, l’auteur du livre La révolution de la pensée intégrale. Développement intégral, le site de Jacques Feber incluant de nombreuses analyses sur notre société en lien avec la spirale dynamique et la vision intégrale de Ken Wilber. Et enfin pour les anglophones, le site de Ken Wilber : kenwilber.com.


[1] Berthoz, Alain (2009), La simplexité, Paris : Odile Jacob, 256 p. « La simplexité, telle que je l’entends, est l’ensemble des solutions trouvées par les organismes vivants pour que, malgré la complexité des processus naturels, le cerveau puisse préparer l’acte et en projeter les conséquences. Ces solutions sont des principes simplificateurs qui permettent de traiter des informations ou des situations, en tenant compte de l’expérience passée et en anticipant l’avenir. Ce ne sont ni des caricatures, ni des raccourcis ou des résumés. Ce sont de nouvelles façons de poser les problèmes, parfois au prix de quelques détours, pour arriver à des actions plus rapides, plus élégantes, plus efficaces. » [2] C’est cette idée que j’avais tenté d’exprimer « naïvement » dans mon article « Se comprendre ou s’entretuer : question de logique ? » sans même connaître Ken Wilber à l’époque. Mon intuition initiale se rapprochait plus du système AQAL que du développement « alambiqué » que je lui avais alors donné pour cet article dont la parution m’aura au moins permis de connaître Ken Wilber suite à l’intervention d’un lecteur qui en a fait le rapprochement. Qu’il en soit remercié. [3] Cf. les écrits d’un auteur tel que Pierre Solié par exemple. [4] Wilber, Ken (1987), Les trois yeux de la connaissance, Monaco : éditions du Rocher, 213 p. (p. 137). Tout le chapitre 7 est consacré à la description et aux exemples de ce que Ken Wilber appelle la confusion pré-trans. [5] Ibid., pp. 137-138. [6] Ibid., p. 139.

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Soixante deuxième article de blog: Une brève histoire de la science émergente des systèmes de valeur

Traduction Dit DawlabaniClare W. Graves, psychologue spécialiste du développement et professeur émérite à Union College, a d’abord posé les fondements de ce nouveau paradigme révolutionnaire. Son cadre, qui a duré toute une vie de recherche, s’appelle Les niveaux de l’existence humaine. Graves était un contemporain d’Abraham Maslow, l’un des premiers psychologues à avoir revendiqué les théories d’une nature hiérarchique du développement humain dans sa théorie de la «hiérarchie des besoins». Graves entreprit de vérifier le travail de son collègue en façonnant plus théorie unifiée de la psychologie humaine. Après avoir interviewé plus d’un millier d’étudiants de Maslow au fil des ans, il lui est apparu que, dans la réalité, les besoins du modèle de Maslow semblaient correspondre à ce que Graves appelait les «niveaux». Graves était convaincu que le modèle n’exprimait pas correctement la dynamique de la nature humaine, le processus des systèmes émergents, ou l’ouverture du développement psychologique d’un être humain mature, qu’il a conclu caractérise le développement de notre espèce. À la manière dont on a besoin d’aujourd’hui, Graves était un penseur visionnaire de son époque qui, au lieu de s’efforcer de trouver des variations sur les modèles et théories psychologiques existants, a commencé à rechercher les raisons qui sous-tendaient les points de vue changeants de la nature humaine. La réponse à la raison pour laquelle tant de choses ont mal tourné pour amener l’économie mondiale au bord de l’effondrement en 2008 après la récession persistante a commencé à sembler très différente une fois examinée à travers la lentille hiérarchique plus riche de la perspective de Graves. Vous trouverez ci-dessous son propre résumé du cadre dans lequel il a perçu la nature humaine. «En bref, ce que je propose, c’est que la psychologie de l’être humain mature soit un processus en spirale se déroulant, émergent, oscillant, caractérisé par une subordination progressive des systèmes plus anciens d’ordre inférieur à des systèmes plus récents d’ordre supérieur en tant que particulier les problèmes existentiels changent. Chaque étape, vague ou niveau d’existence est un état par lequel les gens se dirigent vers d’autres états d’être. Lorsque l’humain est centralisé dans un état d’existence, il a une psychologie particulière. à ce stade. Ses sentiments, motivations, éthique et valeurs, biochimie, degré de activation neurologique, système d’apprentissage, systèmes de croyances, conception de la santé mentale, idées sur ce qu’est la maladie mentale et son traitement, conception et préférence pour la gestion, l’éducation, l’économie et la théorie et la pratique politiques sont toutes appropriées à cet état .  » Ce qui est important dans le domaine de l’économie, et plus particulièrement de la méménomique, est que la recherche de Graves a été le tout premier modèle qui ne visait pas uniquement à comprendre les comportements et les motivations des consommateurs, des producteurs et des décideurs économiques. Il a également proposé que tous ces éléments soient examinés dans une perspective plus globale prenant en compte la biologie (capacités cérébrales), la psychologie (comment les gens pensent) et la sociologie (où vivent les gens), et les examiner dans un contexte de une culture dynamique en constante évolution. Graves a classé ces dimensions dans huit niveaux hiérarchiques d’existence connus, appelés systèmes de valeurs, auxquels ces groupes humains peuvent appartenir. Cette carte constituait la toute première carte psychologique complète de l’expérience humaine, connue sous le nom de modèle bio-psycho-social sur lequel repose en grande partie la philosophie intégrale d’aujourd’hui. Don Beck et Christopher Cowan ont été les deux personnes les plus déterminantes dans la diffusion des travaux académiques de Graves à un public mondial. À la suite de nombreuses années de collaboration étroite avec lui, ils ont mis ses vastes recherches au service d’applications réelles qui ont confirmé ses découvertes et les ont complétées par leurs propres recherches. Bech et Cowan ont incorporé une grande partie du travail exhaustif de Graves dans leur propre théorie appelée «Spiral Dynamics» et ont co-écrit un livre novateur intitulé Spiral Dynamics: Mastering Values, Leadership and Change. Au cours des années suivantes, Beck continua à faire évoluer les travaux de Graves en collaborant avec le philosophe intégral Ken Wilber à la création de Spiral Dynamics Integral ajouta le thème des quatre quadrants du cadre de la philosophie intégrale au modèle AQAL (All Quadrants, All Levels), qui a depuis défini une grande partie du travail de Wilber. Sur le plan théorique, Beck et Cowan continuent tous deux de vérifier le grand nombre de recherches de Graves laissées derrière par différentes applications et méthodologies. Beck compare le concept de Graves de cartographie psychologique au projet du génome humain. Depuis ses premiers travaux avec Graves, il est devenu le leader reconnu dans l’application des principes de cette science émergente des systèmes de valeurs aux points chauds de la planète. Au cours d’une période de dix ans, il a joué un rôle majeur dans la conception de la transition de l’Afrique du Sud après l’apartheid. Il a co-écrit un livre de 1991 intitulé The Crucible: Forger l’avenir de l’Afrique du Sud, qui souligne l’importance de la compréhension de la macro-mémétique des cultures afin de concevoir politiques politiques et économiques. Au cours des dernières années, les travaux de Beck ont influencé les décideurs en Europe, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient, notamment le 10 Downing Street et la restructuration du gouvernement islandais après la crise financière. Ils ont également permis aux dirigeants de la Palestine de construire une société autonome et viable. état de confiance et paisible. Pour la première fois, la psychologie à grande échelle commence à se substituer à des manières arcaniques et linéaires de regarder ce qui motive des groupes et des cultures entières. C’est ce changement de paradigme consistant à voir le monde à travers les lentilles stratifiées des systèmes de valeurs présentées par le cadre de Beck / Graves qui définit les principes de Memenomics. Aujourd’hui, Beck a 70 ans et travaille sur une autre évolution de la théorie actuellement appelée The Master Code. Cette recherche influente sur la nature des valeurs humaines continue de se dérouler au travers de nombreux Gravesians de troisième génération formés dans le monde entier. Aujourd’hui, il existe plus de quinze centres pour l’émergence humaine qui couvrent le globe, du Chili au Moyen-Orient et en Russie, et ils utilisent tous les méthodologies de Graves / Beck pour faire progresser la compréhension de la nature humaine.

Définition d’arcaniqueToute opération hermétique dont le secret ne doit être connu que des seuls initiés. (En occultisme, c’est le nom des cartes, ou lames, du jeu de tarot utilisé à des fins divinatoires : 22 arcanes majeurs et 56 arcanes mineurs.)

Memenomics pp35-35 Sources : https://www.facebook.com/groups/1444189599130630/permalink/2170113159871600/

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