Troisieme article de blog :La spirale dynamique

Fiche  : La spirale dynamique

Introduction
2 points à comprendre dans la modélisation de la spirale dynamique :

  • L’humain et les sociétés tout au long de notre développement on se développe autour de l’axe de singularisation et d’individuation 
  • L’axe de la socialisation, cela veut dire qu’on va devenir de plus en plus nous-même, on se singularise de plus en plus. De penser de plus en plus pas nous même, faire des choses, de faire nos propres choix. Et en même temps on va appartenir à des groupes. Choisir les groupes auxquels on a envie d’appartenir. On va s’identifier à des groupes. Tout le long de notre vie on oscille entre ces 2 axes.

C’est quand on ne pouvait plus survivre à ce système de valeur que c’est développé un autre système de valeurs.
D’où vient ce modèle ?

La spirale dynamique est un modèle psychosocial développé entre 1952 et 1958 sous le nom de la « Théorie émergente et cyclique des niveaux d’existence » par Clare Graves (1914-1986) Professeur de psychologie à l’Union College dans l’état de New York.


Le modèle est basé sur des études statistiques (voir références ci-dessous).
Il a été popularisé et complété à partir des années 70 par Don Edward Beck et Christopher Cowan et Dudley Lynch.


Il est une grille de lecture de la maturation individuelle et collective. Cette maturation n’a pas de définition stable et universelle.

L’humanité et l’être humain dans leur développement élaborent des définitions successives en fonction de leurs conditions d’existence.
Pour aller plus loin:Spirale dynamique – Comprendre comment les hommes s’organisent et pourquoi ils changent Patricia et Fabien Chabreuil Ed. InterEditions- 2012


Le monde change et nous? Clés et enjeux du développement relationnelJacques Ferber et Véronique Guérin Ed. Chronique Sociale- 2007
Références:

Wikipédia:

Webinaire sur la spirale dynamique avec Véronique Guérin et Emmanuel Levard – animé par Dorothée Cauvy (Les jardiniers du Nous).https://vimeo.com/323495283
La Spirale Dynamique élaborée par C. Graves a été popularisée par Don Beck et Chris Cowan.

Ce modèle psychosociologique met en lumière comment les individus, comme les sociétés, évoluent en passant par une série ordonnée de stades caractérisés chacun par un système de valeurs, des modes de pensées et d’action spécifiques.

Ces manières de penser et d’interagir se révèlent adaptées à certains environnements, évoluent lorsque les conditions de vie changent et/ou lorsque de nouvelles capacités émergent chez l’individu.

Cette évolution reflète un élargissement de la conscience individuelle et collective et une capacité à appréhender plus de complexité. V. Guérin et J. Ferber présentent la spirale dynamique dans leur ouvrage « Le monde change… Et nous ? »Conférence théâtralisée sur la spirale dynamique « Le monde change. Et nous ? Veronique Guerin
https://youtu.be/5G35lJEudqQ
Conférence théâtralisée de Véronique Guérin, août 2015https://youtu.be/5G35lJEudqQ

Ces six niveaux font partie du premier cycle et émergent en s’opposant au niveau précédent.

L’entrée dans le deuxième cycle de la spirale, consiste à prendre en compte et intégrer les stades du premier cycle comme des vérités partielles du monde.

  • le stade Jaune, INTEGRATIF. Ce stade est caractérisé par une vision systémique et une intégration souple et fluide des stades précédents : la chaleur du niveau fusionnel, la puissance du stade égocentrique, l’ordre structurant du niveau normatif, la réflexion du stade rationnel et l’empathie du stade pluraliste.
  • Le stade Turquoise, HOLISTIQUE. L’individu se perçoit comme Le monde est perçu comme un réseau d’entités interdépendantes formant un seul grand organisme.

ILLUSTRATIONS DES STADES NORMATIF, RATIONNEL ET EMPATHIQUE PAR DES ATTITUDES D’ENSEIGNANTS

Mme Dequerre incarne le courant normatif de la spirale dynamique. Ses valeurs clefs sont l’obéissance et l’ordre. Elle apporte sécurité et justice dans la classe mais son manque d’empathie peut la conduire vers la brutalité et l’abus de pouvoir. https://youtu.be/Bx5_uEN9Wus

Mme Demo incarne le courant rationnel de la spirale dynamique. Elle favorise la réflexion, la remise en question, l’argumentation et la négociation mais elle risque d’être embarquée dans un dialogue de sourds stérile et épuisant
https://youtu.be/3W70P5fTUbU

Mme Cool incarne le courant empathique de la spirale dynamique. Elle favorise la connaissance de soi de l’élève, la confiance et le dialogue par son écoute globale mais elle risque d’être manipulée
https://youtu.be/N571Yh5w67s
Contact
Pédagogie : 06 48 06 92 70
Administratif : 06 59 19 16 20
24 avenue des Pins
34570 Montarnaud
Bibliographie : http://www.spiraledynamique.com/Theorie/

La spirale dynamique https://www.thinglink.com/scene/904320749571932161https://vimeo.com/229287196

Stades 1

L’organisation du niveau beige est le groupe de survie. Les individus se réunissent ensemble pour augmenter les chances de la survie individuelle.La prise de décision est individuelle et basée sur la satisfaction immédiate des besoins physiologiques, sur la survie.Exemple : Les Sans Domiciles Fixes La survie physique par la satisfaction des besoins physiologiques.Prise de décision individuelle et basée sur la satisfaction immédiate des besoins physiologiques Instinct / Survie Stade de survie exemple les buffles qui restent en groupe pour survivre ex:  les SDF Apparition du moi physique : le premier cri Préoccupation : manger et dormir

Stade 2

L ’organisation du niveau violet est de type familiale, centré sur la survie collective. Les décisions sont basées sur les traditions et le savoir des anciens. Exemples : Les gens du voyage, certaines tribus amazoniennes, africaines, asiatiques,…Stade fusionnel qui est sur l’axe de la socialisation A peut près à l’âge d’un mois, le nourrisson prend conscience de la présence ou de l’absence de sa mère et développe de l’identité si l’absence de sa mère dure trop de temps.

Il y a une indifférenciation pour le nourrisson entre sa mère et lui. Il n’a pas conscience qu’il est différent de sa mère.

Au niveau collectif il  y a peut près 70 millions d’années que l’apparition des premières tribus est aussi importante que moi même, il n’y a même pas la notion du “Je” dans l’esprit de l’individu et tout ce qui est en dehors du groupe est considéré comme hostile. C’est un système qui est basé sur le système des croyances, la magie du monde, de l’animisme. Les manifestations de ce système de valeurs dans notre société sont encore nombreuses comme je l’expliquais, ces systèmes font partie de nous. Les différents rituels dans notre société comme les mariages, les enterrements, notre croyance dans certains esprits par exemple quand on parle à sa machine à café en lui suppliant de remarcher ou encore tout ce qui tourne autour de la médecine traditionnelle sont des traces de ces systèmes de valeurs qui sont encore présents en nous.

Quel est ma vision du monde en tant qu’individu quand je suis dans ce système de valeurs là. C’est vraiment l’appartenance à la non appartenance. Je vais sacrifier le soi en permanence  pour assurer la survie du groupe. Tout ce qui est dans ma tribu est aussi important que moi-même et ce qui est à l’extérieur de ma tribu est hostile. Les différents groupes qui existent dans notre société sont basé sur ce système de valeurs.

Ce sont majoritairement les gens du voyage, les tribus amazoniennes, les tribus africaines, les tribus indonésiennes qui fonctionnent encore sur ce système de valeurs là; On estime que 10 % de la population mondiale est centrée sur ce système de valeur de la fusion.

Quelle relation j’ai avec les autres quand j’ai cette dominante ? On la retrouve dans la relation parent / enfant comme expliqué tout à l’heure, dans la relation couple on plus généralement une partie de la relation qui est la relation fusionnelle. Dans son aspect fonctionnel il va y avoir à la fois des espaces d’indifférenciation, on est en fusion et à la fois des espaces de différenciation ou chacun a la possibilité  d’être lui-même.

Dans un aspect dominant ou dysfonctionnel en tout cas, il va y avoir confusion entre les besoins, les envies, les émotions des individus dans une relation fusionnelle. Quelles organisations et quels modèles de prises de décisions à ce stade de la spirale. On va trouver les organisations familiales ou certaines entreprises familiales. C’est plus important d’assurer la survie générale de chacun des membres du groupe que de laisser quelqu’un de côté par exemple  . les modèles de prise de décisions se basent sur les traditions sur le savoir des anciens pour prendre une décision pour l’ensemble du groupe.

On va respecter les coutumes et les traditions. Pour résumer à ce stade le monde est la sécurité et la chaleur en collective de la tribu ou de la famille entourée d’un milieu hostile.

La valeur dominante, la valeur clef de ce  stade est de sacrifier le soi pour préserver la survie du groupe avant tout.

Stade 3

La puissance

L’organisation du niveau rouge est de type autocratique et est commandée par un chef reconnu comme le plus fort. Le chef peut être défié, renversé, tué… si un individu de groupe souhaite prendre sa place. Ces organisations sont basé sur le pouvoir, la peur et le chaos.


La prise de décision est autoritaire et faite par le chef.Exemple : Les mafias, bandes, gangs etc.
Le stade proposée par la spirale est celle de la puissance, de l’affirmation, qui est sur l’axe de l’individuation. Au niveau individuel à partir de 2 ou 3 ans c’est l’âge de l’adolescence. L’enfant développe sa capacité d’affirmation et sa capacité à dire non. Ce qui est peut-être un calvaire pour les parents.

Mon chéri est-ce que tu veux des frites “non” mais c’est ton plat préféré, non j’en veux pas c’est à cet âge là que l’enfant développe sa capacité d’affirmation, c’est l’apparition du “Je” psychique de cette différenciation entre les parents et l’enfant.

Au niveau collectif cela est apparu à plusieurs millier d’années. C’était les premières tribus guerrières, les premières tribus conquérantes ou le Dieu Guerrier, le pouvoir et la force  sont remplacées par les traditions et le cycle des saisons par exemple.

C’est à ce moment là qu’on s’est mis à suivre quelqu’un qui était plus fort que nous. Il y avait un chef qui était plus fort que les autres. On obéissait à celui qui était plus fort que nous et on contrôlait, on donnait des ordres à ceux qui étaient moins forts que nous.

Alors dans ce stade, quelle est ma vision du monde ? Un individu qui va être centré sur la dominante de la puissance va exprimer son soi, ses impulsions, sans culpabilité, c’est à dire qu’il va en permanence agir selon son envie du moment. Un individu qui est centré sur cette dominante va évaluer en permanence sa force, sa faiblesse, la force et la faiblesse des autres  et le monde va être divisé  entre ceux qui sont plus forts que lui et ceux  qui sont moins forts que lui.

Un individu à ce stade va respecter la force le courage, l’honneur, la bravoure avant tout.  Quelle relation à ce stade de la spirale. Le type de relations principales que j’identifie. La relation d’affirmation ou chacun des individus va être capable de s’affirmer dans la relation à l’autre, de s’affirmer en développant sa propre puissance, par rapport sa propre force et on peut aussi retrouver  des relations de domination / soumission où j’affirme ma  propre puissance en la faisant bondir mais en écrasant celle de l’autre.

Quel type d’organisation et quel modèle de décision à ce stade de la spirale, c’est des organisations assez simples qui vont être du type mafia, du type bande, du type gangue ou il y a un individu qui est plus fort que les autres et qui contrôle l’ensemble de l’organisations et à n’importe quel moment  quelqu’un peut se sentir plus fort allez remettre en cause la force du chef et allez essayer de lui conquérir l’organisation pour lui. Le parrain est un très bel exemple d’organisation  qui fonctionne sous ce stade de la puissance où se système de valeurs de la puissance. Le modèle de décision à ce stade est en fait assez simple, j’impose mes décisions par la force. Pour résumer à ce stade le monde est un lieu où le plus fort gagne et survie. La valeur clef derrière ça pour l’individu est je fais ce que je veux quand je veux quoi qu’il arrive.

Stade 4 :

Normatif

L’organisation du niveau bleu est de type hiérarchique pyramidale avec un pouvoir centralisé. Ces organisations sont basées sur le contrôle, une stabilité rigide, la perspective de long terme, les rôles et les process formalisés.
La prise de décision est faite par le statut le plus élevé puis transmise tout au long de la chaîne pyramidale. Plus un individu a un statut proche du centre de pouvoir, plus il a lui-même du pouvoir sur le système.
Exemple : La police, l’armée, les églises traditionnelles, certaines administrations publiques ou entreprises.
Le stade de la pyramide Dynamique est le système de valeurs Normatif, un individu dans ce système de valeurs va sacrifier le soi d’aujourd’hui pour obtenir un bénéfice plus tard.

Au niveau individuel, entre l’âge de 3 à  6 ans l’enfant va développer cette capacité d’intégration des règles, des limites qui viennent canaliser sa puissance du niveau précédant. C’est l’âge où ils vont en permanence les règles que l’on a posées. Maman il est 20h15 et normalement Marguerite doit se coucher à 20h00 c’est vraiment le niveau, la capacité à passer du plaisir immédiat au plaisir différé.

La capacité à se contraindre aujourd’hui pour avoir du plaisir plus tard. Au niveau collectif il est apparu entre 5 et 7000 ans dans l’histoire de l’humanité et il a eu sa plus grande expansion lors des religions monothéistes. C’est l’étape où il a une vérité générale, une vérité ultime et idéologique qui est au-dessus des humains qui s’applique à tous. C’est l’apparition de tu ne tueras point , une loi au-dessus des humains et qui s’applique à tous les humains et qui est certainement venu protéger les “faibles”  de la toute puissance du niveau précédant. Alors quelle est ma vision dans le stade normatif de la spirale ? C’est une vision du monde qui est absolue. Le monde est séparé entre ce qui est bien et ce qui est mal. Souvent rien n’est plus important que la morale à ce stade. Chaque chose à une place pré-définie et qui doit rester à cette place là. Je n’obéit plus à quelqu’un parce qu’il est plus fort que moi. J’obéis parce qu’il a un statut supérieur au mien. Je ne commande plus à ceux qui sont plus faibles que moi mais je vais commander à ceux  qui ont un statut inférieur au mien.

Quelle relation dans ce stade de la spirale ?

On va être sur des relations qu’on dit d’obéissance et non plus sur des relations de soumissions.

Qu’est-ce que cela veut dire la différence entre domination soumission et la relation  d’obéissance, c’est que la domination de la soumission  est centrée sur le bon vouloir de la personne. Alors que l’obéissance cela va être basée sur une règle.

C’est un niveau où l’ordre, les structures et les règles sont  fondamentaux. Quelle organisation on va retrouver dans le système normatif. Dans le système normatif  les organisations que l’on va retrouver sont des organisations centralisées. La structure pyramidale  avec un pouvoir hiérarchique fort est une des meilleures explications des organisations à ce systèmes là. Où un ordre va être donné tout en haut de la chaîne de commandement et elle va descendre petit à petit tout au long de la pyramide, l’armée, la police, certaines administrations publique  sont représentatives  des organisations qui fonctionnent avec comme dominante le niveau normatif de la spirale.

Quel modèle de la prise de décision et bien c’est celui qui a un statut le plus haut qui va décider ce qui va se passer pour ce système. Tout le monde est proche du centre du pouvoir, plus on a des chances d’avoir un pouvoir sur le système. Pour résumer au stade normatif de la spirale le monde est un lieu ordonné ou chacun a une place pré-définie. Mon père était forgeron, je suis forgeron  et mon fils sera forgeron et mon petit fils sera forgeron. La valeur clef d’un individu dont le système novateur dominant  est le normatif c’est de respecter l’ordre et le but pré-déterminé de la vie. 

Stade 5

Rationnel
L’organisation du niveau orange est compétitive et cherche à atteindre ses objectifs de façon efficace avec le moins de coûts possibles dans un environnement ultra compétitif.

Ces organisations sont basées sur le profit, la performance, la méritocratie, la compétence, le profit et l’innovation.
La prise de décision a plusieurs formes, le vote à la majorité, à la majorité qualifiée, à l’unanimité, … Les systèmes électoraux dans plusieurs démocraties relèvent de ce stade de la spirale.
Exemple : Les multinationales et une large partie des entreprises

Le cinquième stade de la spirale c’est le stade individualiste c’est la dominante de notre société aujourd’hui au niveau individuel les premières traces de ce stade apparaissent vers l’âge de 7 ans ce qu’on peut appeler à l’âge du pourquoi , les premières fois où l’enfant va aller se questionner, se raisonner  dans le monde et cela s’installe durablement à l’âge de l’adolescence lorsque l’adolescent vient à remettre en question les règles du niveau précédant les règles du cercle familial pour trouver son propre espace d’individualité.

Au niveau collectif les premières traces de ce stade apparaissent il y a 600 ans avec la renaissance les premières idées qui tournaient autour de ce stade rationnel individualiste et s’installait durablement comme dominante en Europe et aux Etats-Unis  vers les années 60, 68 en France, les mouvements des années 60  venaient bien apporter l’idée de la  réalisation individuelle qui était opposé à l’autorité traditionnelle du statut normatif.

Les premiers conflits entre le niveau normatif et le niveau  rationnel de la spirale apparaissent entre l’Eglise et les scientifique, le fameux pourtant elle tourne de Galilée montre bien cette opposition entre quelque chose qui serait autour de la raison, du vrai et du faux et quelque chose de la vérité traditionnelle divine autour de ce qui est bien de penser et de faire et de ce qui est mal de penser et de faire. Le célèbre aussi je pense et je suis  de Descartes montre bien que ce système de valeurs est centrée sur la raison et sur la pensée plutôt que sur une obéissance.
Stade 6

Pluraliste

L’organisation du niveau vert est horizontale et chaque individu de l’organisation est partie prenante. La culture et les valeurs partagées de l’organisation sont plus importantes que la stratégie. Le bien-être des clients et des parties prenantes est plus important que le profit.

L’organisation cherche l’engagement des parties prenantes.
La décision de décision la plus répandue à ce stade est le consensus .

Exemple: certaines start-up, entreprises et associations ayant intégré ce niveau, certaines entreprises agiles,…
Le 6 ème stade de valeur ou le stade de la valeur de la spirale , on appelle le stade pluraliste ou stade pluraliste empathique.

Un individu qui va être centré dans cette dominante va essayer de sacrifier son soi maintenant pour être en harmonie avec lui-même et avec les autres.

Au niveau individuel dans certains pays ou se système de valeurs commence a être ancré dans les pays Momordique comme le Danemark, va se développer   à l’âge adulte, il va commencer de se développer à l’âge adulte. Dans les sociétés  où la dominante est encore majoritairement le niveau rationnel individualiste, le niveau précédant. Il va se développer en fonction des conditions de vie de chacun, de chaque individu.
C’est l’histoire personnelle de chacun qui va permettre de développer ou non ce système de valeurs. Les cas les plus fréquents dans les sociétés occidentales sont les crises de la quarantaine par exemple.

 Au niveau collectif, on considère aujourd’hui que aucun pays n’est stabilisé dans cette dominante. Certaines organisations qui vont mettre en place des espaces d’échanges et de partages.
On va essayer de décider tous ensemble, sont peut-être centré sur ce niveau-là de la spirale. Alors quelle est ma vision du monde à ce stade de la spirale ? A ce stade il est important pour moi que chacun puissent vivre en harmonie. Que chacun puisse agir en fonction de ce qu’ils ont décidés tous ensemble, sont peut-être centrés sur ce niveau là de la spirale. Alors qu’elle est ma vision du monde à ce stade de la spirale ?


A ce stade il est important pour moi que chacun  puisse vivre en harmonie. Que chacun puisse agir en fonction de ce qu’il ressent dans des environnements bienveillants.

On considère qu’il y a aujourd’hui à peu près 10 % de la population mondiale qui est centrée sur ce stade de la spirale. Quelles organisations et quels modèles de prise de décision  à ce stade de la spirale ? Cela va être les organisations horizontales où il n’y a pas de chef ou chacun va avoir la liberté d’agir pour l’organisation en fonction de ce qui pense et de ce qui ressent, avec l’idée de respecter l’envie, la créativité, l’autonomie de chacun. 

Le modèle de prise de décision le plus répandu à ce stade est le consensus qui illustre bien la spirale, on cherche bien à ce que tout le monde soi d’accord, dise oui à toute décision qui soit prise pour le groupe ou pour le cercle. Alors qu’elle type de relations dans ce système de valeur de la spirale. 

On être, on va essayer d’être sur des relations pluralistes ou l’intériorité de chacun est respectée et ou chacun peut agir et exprimer qui il est et ce qu’il est. 
Pour résumer, à ce stade la vision du monde c’est que le monde est un lieu ou chacun doit être respecté pour ce qu’il est. La valeur clef derrière tout cela c’est chercher l’harmonie et la dimension humaniste du vivre et du  être ensemble.


Stade 7 

Intégratif

Les organisations du niveau jaune sont celles qui sont sur l’auto-gestion et sont centrées sur la raison d’être de l’organisation . L’intégration d’une dynamique évolutive continue est nécessaire. L’autorité est distribuée de façon explicite dans les différents rôles de l’organisation.
Le modèle de décision est le consentement et la décision distribuée ou intégrative .
Exemple: Les entreprises holarchiques.
On arrive au dernier stade que je vais vous présenter dans cette infographie sur la spirale dynamique. C’est le stade intégratif qui situé du côte de l’axe de l’individuation. Ce qui différentie ce stade de ce système de valeurs des précédents systèmes de valeurs que l’on a observé dans les autres vidéos, c’est que pour la première fois il ne se construit plus en opposition au courant précédant mais se construit en venant réintégrer l’ensemble des courants précédents.

C’est pour cela qu’on appelle cela le premier niveau ou le premier stade du 2 ème cycle de la spirale. 

Au niveau individuel; il y a très peu de gens qui sont centrés sur le stade intégratif. Comme on a des sociétés qui sont encore en dominantes majoritaires rationnelles individualistes, il faut qu’un individu est touché lui-même  dans son expérience de vie les limites du rationnel  individualiste et exploré l’individualiste et touché lui-même les limites du pluraliste pour aller développer  l’intégratif. 

Au niveau collectif c’est la même chose on a aucune société aujourd’hui qui est centrée sur ce stade. Certaines organisations qui mettent en place des nouveaux systèmes de fonctionnement comme expliqué dans l’introduction. Je pense est c’est ma vision telle que l’holocratie et la sociacratie sont peut-être aujourd’hui centré sur le courant intégratif alors qu’elle est ma vision du monde lorsque je suis avec la dominante du système de valeurs intégratif de la spirale.

Un individu qui est à  ce stade va choisir ses propres principes de vie. Les définir et les réajuster si besoin. Il va avoir la conscience que ces principes de vie vont être adaptés certaines situations  et pas à une autre. Et va être capable de ce réajustement permanent.Il va pouvoir utiliser tous les autres niveaux de la spirale, c’est pourquoi on est dans le 2 ème cycle. En fonction de la situation, en fonction de ce qu’il lui paraît le plus juste et le plus  adapté. 

C’est vraiment l’intégration de la systémie que tout ce que je fais, je ne fais pas, ce que je dis, ce que je ne dis pas ont un impact sur les autres, sur moi et sur le système dans lequel je suis.   Un individu qui est aussi avec cette dominante va se reconnaître dans une quête d’évolution  individuelle et dans une quête d’évolution collective.  

Le modèle d’organisation qui sont du courant intégratif sont pour moi , je les ai cités avant la sociocratie et l’holocratie est le modèle de prise de décision qui vient soutenir  le courant intégratif certainement aider les humains à évoluer vers ce système de valeurs là. C’est le consentement, le processus de décision intégrative comme son nom l’indique.

On vient en permanence  essayer intégrer nos objections, ce qui se passe à l’intérieur de nous. Pour venir transformer la proposition initiale.Pour résumer, à ce stade un individu centré sur cette dominante le monde est perçu comme un système dynamique complexe. La valeur clef pour ces individus cela va être de vivre pleinement en toute responsabilité et en toute conscience ce que nous sommes et apprendre à devenir.
Stade 8

Holistique
« En émergence »
Partagez votre vision sur ce niveau dans le forum.

colibris-universite.org

Les vidéos d’Emmanuel Levard, Ivolve, coach en développement relationnel et opérationnel
https://vimeo.com/user67328278
Sources : http://etincelle-theatre-forum.com/la-spirale-dynamique/

La sagesse entre les mains de Thich Nhat Hanh

https://youtu.be/vgQOpqN1ViY

La spirale dynamique nous dit qu’environ 1% de la population serait en mode « pensée complexe » (niveau GT jaune).
Dans ma propre expérience, ce chiffre est largement surévalué 😐

Dix principes pour penser dans un monde complexe

Penser dans un monde complexe… L’affaire n’est pas simple, et pourtant nécessaire pour tout décideur. En effet, la quatrième révolution industrielle apporte son lot d’incertitudes et de défis : économiquement, l’adoption rapide de nouvelles technologies (Internet sur mobile, intelligence artificielle, big data et cloud) conduit à repenser les modèles d’affaires et les formes de l’emploi ; socialement, l’évolution du travail et le développement rapide des réseaux sociaux d’information conduisent à repenser nos modèles politiques et sociaux ; écologiquement, l’urgence climatique implique une métamorphose des modes de production…

Penser dans un tel contexte nécessite donc quelques changements indispensables. « Pour manager dans la complexité, il faut modifier nos schémas mentaux », expliquait par exemple Dominique Genelot, auteur du célèbre « Manager dans (et avec) la complexité ».

Pour mener à bien ce changement, nous vous proposons dix principes essentiels tirés de l’œuvre riche du sociologue et philosophe français Edgar Morin, « l’Apollo de la complexité ».

1. Changez de paradigme

Tout commence et se termine par un changement de paradigme. Il s’agit de remonter très en amont, dans l’antre de « l’arrière-pensée » de toutes nos pensées, pour opérer un changement radical : celui du passage d’une pensée simplifiante à une pensée complexe.
Ce nouveau paradigme, dont les neuf principes suivants participeront à en définir les modalités, repose sur une règle fondamentale qu’il convient de méditer. « Distinguer sans disjoindre et associer sans identifier ou réduire », écrit Edgar Morin dans « Introduction à la pensée complexe ».
Ce premier principe a une double vertu : nous préparer au changement et en comprendre la nature.

2. Reliez

Prêt à changer de paradigme ? Alors commençons par le mot clé de la complexité, le verbe qui résume tout : relier. Étymologiquement, complexité renvoie au terme latin complexus qui signifie « ce qui est tissé ensemble ». Dès lors, pour « penser complexe », il faut s’astreindre à un travail de tisserand en reliant les points de vue, les disciplines, les niveaux d’analyse.
Un tel travail de « reliance » implique un double mouvement. Le premier est physique : il faut sortir de ses silos, se déplacer vers l’Autre, aller voir ailleurs (vous y êtes sûrement). Le second mouvement est psychologique : il s’agit de faire preuve d’empathie, de compassion pour entrer dans le monde de l’Autre, le comprendre et parvenir à multiplier les points de vue. Ainsi, relier nécessite de se relier (mais ça c’est un autre sujet)…

3. Appliquez le principe d’irréductibilité

Relier ne suffit pas ! L’explication d’un phénomène complexe peut vite nous conduire à la quête de quelques facteurs pour simplifier… Mais il ne faut pas céder ! Ne réduire le phénomène à aucune des dimensions identifiées, suspendre le jugement, ne pas prononcer de verdict final, laisser place au mystère… C’est là le principe fondamental de la pensée complexe que Morin nomme « principe d’irréductibilité ».

Pour comprendre l’Autre, ce principe peut s’avérer d’une grande utilité car il invite à ne pas réduire l’autre à quelques actions ou discours. Il renvoie à la définition que le philosophe Hegel donnait de la « pensée abstraite » :
« Voilà donc ce qu’est la pensée abstraite : ne voir dans le meurtrier que cette abstraction d’être un meurtrier, et, à l’aide de cette qualité simple, anéantir tout autre caractère humain. »

4. Face à la contradiction, pensez dialogique

Relier sans réduire : que faire de ce principe face aux paradoxes, face à ce qui semble contradictoire et irréconciliable ? Que faire face aux contradictions objectives qui complexifient les organisations ?
MOOC « Complexité – Les contradictions objectives… », Laurent Bibard, professeur de philosophie et de gestion à l’ESSEC.
Si l’on s’en tient au principe de la dialectique hégélienne, la contradiction trouve une solution dans la synthèse. Pour Morin, nul besoin de synthétiser ! Certes, il faut considérer les complémentarités mais sans chercher à effacer les contradictions. Ainsi, il faut adopter une double logique (d’où dialogique) : penser simultanément les contradictions et les complémentarités.
En appliquant la dialogique à la gestion de projets complexes en banque, Pierre Socirat, associé-fondateur du cabinet Hector Advisory, propose la règle suivante :
« La réflexion dialogique permet à chaque partie de comprendre le paradigme et le vocabulaire de l’Autre. Ainsi, la compréhension des objectifs respectifs, dans une posture de coopération, permet de s’acheminer vers une solution différente, acceptable par tous. Il faut par conséquent commencer par vérifier que chaque partie prenante a pu s’exprimer en toute confiance de manière à identifier les dialogiques (diagnostics conjoints, exercices de projection).

Au cours du projet, il faut veiller à ce que les mécanismes de décision s’appuient sur des critères pluriels et ne soient pas dictés par un impératif unique. »

5. Dépassez la controverse agent/structure par l’hologrammatique

Avez-vous déjà entendu parler de la « controverse individu/société » ou « agent/structure » qui peut se résumer par cette interrogation : est-ce l’individu qui fait la société ou la société qui fait l’individu ? Reformulons la question en termes complexes : comment relier l’individu à la société ? Pour y répondre, Edgar Morin propose le principe « hologrammatique ».
Dans un hologramme physique, chaque point de l’image comporte la totalité de l’image. Ainsi, le Tout (l’image globale) est dans chaque partie et les parties sont dans le Tout. La société est donc dans chaque individu (par le langage, la culture…) tout comme chaque individu est dans la société (par son existence en son sein). Ainsi, le principe « hologrammatique » implique une vision dialogique : l’individu et la société, bien qu’antagonistes, sont complémentaires car compris l’un dans l’autre.

6. Cherchez la récursivité en toute causalité

On peut alors se demander comment la société se retrouve dans l’individu, et vice et versa ? C’est là qu’un nouveau rapport à la causalité devient nécessaire ; un passage d’une causalité linéaire (qui obligerait à trancher entre l’un des propositions) à une causalité récursive qui pourrait se résumer ainsi : l’individu produit la société qui le produit.
Ce principe de récursivité consiste à envisager tout produit comme un producteur ou, en d’autres termes, toute cause comme une conséquence. On trouve une application intéressante du principe de récursivité dans la célèbre « théorie de la structuration » du sociologue britannique Anthony Giddens selon laquelle les actions individuelles produisent (et reproduisent) les structures sociales qui les produisent.

7. N’ayez pas peur du désordre

Nous voilà embarqués dans un mode de pensée qui peut vite laisser place au désordre… et donc accroître la complexité. Toutefois, ne cédons pas à la crainte : selon le deuxième principe de la thermodynamique, tout système tend vers le désordre (on parle d’« entropie »). Ainsi, penser la complexité implique de penser la désordre et non de le fuir.
Ce désordre peut se révéler, comme lors d’une crise, la source d’un nouvel ordre. Plus encore, l’ordre et le désordre entretiennent une relation profondément dialogique comme l’a montré le sociologue Jean‑Philippe Neuville après une étude de la production « juste-à-temps » de l’industrie automobile européenne qu’il qualifie de « dialogique de l’ordre et du désordre ». Il a ainsi montré comment l’ordre prévu par le Lean management, modèle mis au point par le constructeur japonais Toyota dans les années 1970, construit des rigidités qui conduisent à des désordres eux-mêmes résorbés grâce aux ressources mise à disposition par l’ordre initial.

8. Devenez stratèges

Les différents principes précédents soulignent bien la nature d’intelligence que nécessite la complexité. Ainsi, dans un monde complexe, il faut penser en stratège. Se préparer à l’inattendu et développer une intelligence stratégique pour saisir les opportunités et faire face aux aléas néfastes. Comme l’explique Morin dans « Introduction à la pensée complexe » :
« Le mot stratégie ne désigne pas un programme prédéterminé qu’il suffit d’appliquer ne variatur (sans possibilité de changement) dans le temps. La stratégie permet, à partir d’une décision initiale, d’envisager un certain nombre de scénarios pour l’action, scénarios qui pourront être modifiés selon les informations qui vont arriver en cours d’action et selon les aléas qui vont survenir et perturber l’action ».
Ainsi, l’intelligence de la complexité est une intelligence stratégique, toujours en éveil, prudente et vigilante, qui ne cède pas à ses certitudes, comme a pu le souligner dans ses travaux le professeur de stratégie Alain-Charles Martinet.
« Management stratégique et gouvernance d’entreprise », interview d’Alain-Charles Martinet pour Xerfi canal, 2014.

9. Toute action est aussi un pari

Bien que « la complexité appelle la stratégie », l’action demeure un problème pour la complexité car l’action simplifie, tranche, réduit, exclut des possibilités par rapport à d’autres.
Dès lors, on peut envisager le passage à l’action comme un « pari » éclairé par la pensée complexe. Cette notion de « pari » est essentielle pour se remémorer la dimension incertaine que comporte toute action et le parti pris qu’engage toute décision.
Dès lors, comme l’a démontré le philosophe Laurent Bibard, il devient difficile de parler de bonne ou mauvaise décision ; seule compte le processus de prise de décision. Les actes valent par leurs intentions.
« Introduction à la pensée complexe », avec Laurent Bibard.

10. L’autocritique est une hygiène quotidienne

Dernier principe (et non des moindres) : plutôt que la critique, privilégier l’autocritique. Comme l’écrit Morin dans le sixième tome de « La méthode », consacré à l’éthique : « On ne peut vivre sans être partiellement bouché, bête, aveugle, pétrifié. Mais c’est à la clôture, à l’aveuglement, à la pétrification que l’esprit doit, intellectuellement, éthiquement, résister. L’autocritique devient ainsi une culture psychique quotidienne plus nécessaire que la culture physique, une hygiène essentielle qui entretient une conscience veilleuse permanente ».
Si l’on devait résumer, on pourrait donc dire que penser dans un monde complexe nécessite donc un changement radical dans l’articulation des savoirs qui consiste à passer d’une pensée simplifiante à une pensée qui relie. Résolue à l’irréductibilité, elle invite à la suspension du jugement tout en affirmant la nécessité du courage pour parier donc agir.
Bien qu’elle n’apporte pas de réponses ni de recettes pour faire face à l’inattendu, la pensée complexe est une véritable aide à la décision : « La pensée complexe ne résout pas d’elle-même les problèmes, mais elle constitue une aide à la stratégie qui peut les résoudre. Elle nous dit : « Aide-toi, la pensée complexe t’aidera ».

Approche systémique
https://www.calameo.com/read/000031239cae77e40b7e1

La spirale dynamique ===> Vidéo UDN

https://vimeo.com/323495283?fbclid=IwAR25c3jCAYsUdAVRTXSf_RSq2KsQTIRVwoFVjA8UpNDX7nrEvg7JuxEeLPk


Les étapes de la spirale dynamique

Dans les années 1950-1960, le professeur de psychologie Clare Graves a tenté de classer et comparer les valeurs de base des humains. Il a découvert huit groupes dans lesquels ont peut réunir les humains qui ont des valeurs communes.
Graves a remarqué que tout au long de sa vie, un humain évolue, change de vision du monde et de valeurs. Donc, au cours d’une vie, un humain évolue et change de groupe. Mais il ne change pas n’importe comment de groupe de valeur. Il y a un ordre à suivre.

Ainsi Clare Graves montre que les humains évoluent, ils changent de valeurs, ils passent par des étapes dans un ordre précis qu’il a placées sur une spirale. C’est ce que ses successeurs ont appelé la spirale dynamique intégrale.
Graves a également fait un rapprochement entre l’évolution d’un individu à différents âges sur les étapes de la spirale, et l’évolution de sociétés humaines entières.

Les civilisations humaines suivent la même évolution sur la spirale que les individus.
On peut donc observer un individu tout seul sous l’angle de la spirale dynamique, mais aussi un groupe d’individus, une organisation, une entreprise.
Puis, on peut observer une société dans son entier.
Mais il faut bien faire attention de toujours avoir en tête que la spirale dynamique est un modèle et pas la réalité. Il est important de ne pas juger une personne ou une organisation en disant « c’est une personne rouge…« , « c’est une organisation verte« . La réalité est plus complexe que ça. Une personne peut avoir des comportements ancrés à une étape et d’autres comportements à une autre étape !

On peut seulement affirmer: « ce processus, dans cette organisation, est typique de l’étape orange » ou « ce trait de caractère de cette personne est typique de valeurs ancrées à l’étape bleue« .
Pour en savoir plus sur le jargon et les étapes formelles de la spirale dynamique, je te propose de lire mon article sur la spirale dynamique écrit suite à la lecture du livre du même nom. Et pour aller encore plus loin et bien comprendre de quoi je parle. Je te propose de lire le livre La spirale dynamique, de Fabien et Patricia Chabreuil.
Pour compléter cet article, j’ai également enregistré cette vidéo:

Mon interprétation de la spirale dynamique

Voici maintenant ce que je comprends de la spirale dynamique. Voici une description en plusieurs exemples et illustrations de comment j’explique le concept de spirale dynamique à d’autres personnes.
Chaque étape alterne entre: exprimer le soi et sacrifier le soi.
Un changement d’étape se fait souvent quand il y a plusieurs contradictions dans nos croyances profondes. Alors on se questionne sur notre vision du monde, c’est la crise et c’est l’opportunité d’un changement de vision du monde.
Voici une vue globale de la spirale dynamique, avec les quelques étapes et à chaque fois une description de l’essentiel:

Survie (Beige)

La première étape de la spirale concerne la survie. Pour un humain, c’est le moment où il est un nouveau né totalement dépendant de sa mère pour tout.
Il n’y a actuellement, aucune société humaine basée sur ces valeurs. Il y a 100 000 ans les premiers groupes de chasseurs vivaient ainsi. Ils avaient pour devise: la survie avant tout!
La notion de temps n’existe pas vraiment à cette étape.

Animisme et tradition tribale (violet)

La seconde étape de la spirale est apparue il y 50 000 ans avec l’instinct tribal. La tribu est le nid chaleureux a préserver. La devise adaptée à cette étape est: « Contente les esprits, soumets-toi aux anciens et à la tradition« .
Les gens vivent au présent en reproduisant le passé.
Voici un exemple en vidéo de la vie de Pirahas qui vivent au présent sans se soucier de l’avenir. Et sans même avoir développé de notion de math, même simple comme le comptage! (voir directement le moment de la vidéo qui parle du rapport au temps)

L’empire barbare (rouge)

La troisième étape marque un désir de s’exprimer. D’ailleurs, sur la spirale, les étapes sont caractérisées par une alternance entre l’envie d’exprimer son soi et l’envie de suivre des règles extérieures.
La 3ème étapes est apparue il y a 10 000 ans. C’est l’étape des empires sanguinaires. Les gens qui ont des valeurs ancrées à cette étapes ne se préoccupent pas des droits humains. Il font comme ils veulent. Ce sont des conquérants, des Jules César, des Alexandre Le Grand.
Ce sont des personnes qui ont un sens de l’honneur très développé. Parfois il vaut mieux mourrir que d’être déshonoré !
Ainsi les menaces de mort et la violence sont inefficaces contre ces personnes. Elles n’ont pas peur de la mort et de la violence.
De nos jours, les rares organisations à fonctionner sur ce modèle sont les organisations de type gang de rue. C’est le chef qui décide de tout à son propre profit. Mais il doit toujours être sur ses gardes qu’un autre ne lui pique pas sa place.
La notion de futur commence à émerger. Le chef exprime ses désirs, ses pulsions. Mais ne voit pas à long terme.
La devise est: « Sois ce que tu es. Fais ce que tu veux, comme tu veux.«

Le dogme religieux (bleu)

La quatrième étape est celle qui a pacifié l’Europe envahie par les barbares. La pacification ne s’est pas faite en étant plus fort que les barbares et en en tuant encore plus… Ils n’ont pas peur de la mort et de la violence. Le truc a été de faire changer les valeurs fondamentales de ces gens.
Les barbares se sont converti au christianisme, et l’histoire de l’Europe a radicalement changée.
La violence a cessée, car le christianisme impose des règles de vie pour mériter le paradis.
La devise de cette étape est:
« La vie a un sens, il y a des règles à suivre pour atteindre un but ultime« .
C’est la vision du monde des grandes religions monothéistes. Mais cette étape peut aussi s’appliquer aux régimes totalitaires du 20ème siècle (Nazi et communistes) qui étaient prêts à tout dans l’espérance de créer un monde idéal.
Une grande partie des sociétés humaines vit encore selon cette vision du monde. C’est donc ici la première étape qui te concerne peut être ?
Lis bien les prochaines étapes, ce sont celles qui concernent la majorité des gens qui liront ce texte. C’est ainsi que la majorité des gens appréhende le monde en europe.

Les organisations bleues

Ce sont des « administrations« .
Observons le point de vue des organisations humaines qui sont nées de cette vision du monde.
Les organisations qui fonctionnent sur ce principe aiment souvent les uniformes. Il y a souvent des règlements qui décrivent le fonctionnement de l’organisation.
Les gens sont fréquemment associés à des classes, à une hiérarchie. C’est d’ailleurs selon ces classes que le salaires des membres de telles organisations sont définis.
Par rapport à l’étape précédente on gagne en stabilité. On suit les règles au lieu de l’avis du jour du chef. Il y a un hiérarchie claire qui ne va pas changer du jour au lendemain. Cette hiérarchie se traduit par des uniformes.
On trouve dans ce genre d’organisation, l’église catholique, l’armée, les fonctionnaires et les écoles. (bien que suivant où les fonctionnaires et les écoles sont déjà en partie à l’étape suivante… sauf peut être les classes de salaire)
Le temps passé présent et futur est intégré. On comprend la notion de causalité newtonienne. On peut mettre en place des processus stables basées sur le passé pour produire un futur.

Le capitalisme (orange)

Cette étape est intéressante car elle est bien présente de nos jours. C’est l’étape qui arrive après s’être lassé d’une vérité ultime qui ne vient pas.
L’expression de soi reprend le dessus. L’intérêt personnel prime.
Cette étape se différentie de l’empire barbare car tout n’est pas permis. On agit selon les règles d’un jeu. Mais on influence aussi les règles. On bannit généralement la violence physique. (du moins en apparence)
C’est l’étape où l’on transforme ses ennemis en adversaire. C’est l’étape où la démocratie remplace l’état féodal.
Au lieu de faire une bataille sanguinaire, on compte les soldats de chaque camp et on désigne vainqueur le camp qui a le plus grand nombre de soldats. On appelle ceci: le vote !
La devise des gens qui vivent selon les valeurs de cette étape est:
« Profite des opportunités que le monde peut t’offrir, joue le jeu et gagne le !«
C’est l’étape dans laquelle se trouvent les sociétés capitalistes actuelles.
C’est l’étape à laquelle se trouvent les passionnés du commerce international, les requins de la finance et tout ceux qui les ont comme modèles.
S’il t’arrive de te dire: « C’est une bonne opportunité, ce n’est pas moral, mais si je ne le fait pas moi, ce sera un autre qui le fera. » Il y a de grandes chances qu’une bonne partie de tes valeurs profondes soient ancrées à cette étape de la spirale dynamique.
Est-ce ton cas ?
Si tu réponds oui… sache que ce n’est pas ainsi que pensent tout le monde. Ça t’aidera à comprendre tes interlocuteurs.

Les organisation orange

Ces sont des entreprises.
En ce qui concerne les organisations issues de la vision du monde de cette étape. Elles rejettent la hiérarchie rigide de l’étape précédente. Mais pas n’importe quelle hiérarchie, la hiérarchie de type « noblesse » qui est arbitraire. Ce rejet de la noblesse se fait au profit d’une hiérarchie du mérite, de la compétence.
Au niveau de la conscience du temps, c’est surtout le futur qui compte.
L’objectif prime, peu importe les moyens. La morale, la notion de bien et de mal de l’étape précédente est atténuée. Tout est bon tant que le résultat est là.
On passe d’une méthode de gestion: ordre/vérification à prévisions/vérification . Le « comment faire » est de la responsabilité de l’exécutant. La notion de responsabilité augmente donc par rapport à l’étape précédente. Son corollaire, la liberté prend de l’importance.
La rémunération ne dépend plus d’une classe issue d’un règlement, mais plutôt du mérite.
Le futur est important, ainsi pour la motivation en plus du bâton, on ajoute la carotte. Ce sont les stock options, les promotions, les primes à l’objectif.
Le futur est une chance. L’organisation orange est la championne de l’innovation, elle introduit la recherche et développement. L’esprit scientifique se développe. On explorer le monde et sa mécanique pour en tirer profit. Tout devient rationnel. Ce qui n’est pas rationnel n’a plus d’importance.

La communauté (vert)

Les casseurs de hiérarchie pour l’harmonie de la communauté.
L’étape suivante arrive dès le moment où l’on réalise que notre profit personnel, le fait de gagner pour soi en écrasant les autres ne nous rend pas plus heureux.
C’est le moment où l’intérêt de la communauté prend le dessus. C’est l’étape dans laquelle on a pour valeur l’intérêt général, même s’il va parfois à l’encontre de son intérêt personnel.
C’est le moment où l’on prône des valeurs d’égalité. Que l’on milite pour que la voix de chacun et chacune soit prise en compte.
Les personnes avec des valeurs ancrées à l’étape verte abolissent l’esclavage, créent les mouvements féministes et sociaux, militent pour la démocratie, la séparation de l’Etat et l’église.
La devise adaptée à cette étape est: « Trouve la paix intérieur en cherchant la dimension humanitaire de la communauté « .
Si tu t’engages dans l’humanitaire et/ou que tu soutiens des ONG. Tes valeurs de base sont probablement ancrées dans cette étape de la spirale.
Statistiquement, la majorité des personnes, europe, de nos jours ont des valeurs qui sont ancrées dans ces deux dernières étapes. ER orange et FS vert. C’est en quelque sorte, très caricaturé et sans nuances, l’affrontement politique entre la gauche et la droite.
Aux USA, on voit que les valeurs majoritaires, sont plutôt Bleue, et orange. Et dans de nombreuses parties du monde, il y a encore des zones tribales très ancrées, ce qui fait un mode global, très rouge, bleu, orange !
Il reste encore deux étapes qui commencent à émerger dans la population humaine.
A l’aide d’un teste de personnalité fait sur une cinquantaine de personnes qui me lisent, j’observe qu’une proportion plus grande que la normale de gens ont des valeurs ancrées dans les étapes suivantes de la spirale dynamique.

Les organisations vertes

Ces sont des ONG.
Les organisations issues de l’étape verte sont souvent là en réaction à un fonctionnement orange trop inhumain.
Contrairement au stade orange. L’important n’est pas le but, mais le chemin. Le relationnel et les émotions comptent. Il y a une recherche de sens à son travail.
L’organisation verte rejette toute forme de hiérarchie. L’avis de toutes et tous compte. Ainsi on décide si possible au consensus ou au vote en assemblée générale. On crée des coopératives ou ce n’est pas le capital qui décide, mais où chaque personne détient l’entreprise à part égale.
De plus, dans une organisation verte tout le monde a le même salaire.
L’organisation verte est militante. Elle a une culture et des idées fortes. Quand elle a une charte et ce n’est pas pour faire joli, c’est l’expression de sa culture profonde.

La diminution de l’empreinte écologique (jaune)

La vision systémique du monde.
L’étape suivante est particulière sur la spirale. Graves avait remarqué qu’une fois arrivé à cette étape, les valeurs exprimées ont des similitudes avec les valeurs de la première étape. C’est ainsi que Graves a décidé de placer les étapes sur une spirale et non pas sur une simple ligne.
Cette étape réintroduit une notion de survie. Mais l’approche est différente que pour la première étape. C’est une approche de survie globale en diminuant son impact personnel sur l’environnement.
Cette étape est apparue dans les années 1960, lors de la conquète spatiale. C’est en observant notre planète terre depuis l’espace que beaucoup d’astronautes ont sucombé à ce que l’on appelle l’Overview effect: une prise de conscience de la fragilité de notre planète perdue dans l’immensité de l’univers.
Pour la première fois des humains pouvaient voir de leur propre yeux la planète entière d’un seul coup d’oeil.
Les premières photos de la terre rapportées par la mission Apollo 8 en 1968 ont diffusé à large échelle cette prise de conscience de la fragilité de la vie. De nombreux mouvements écologistes sont nés à cette période.
La logique de fin du monde, qui est de plus en plus présente à notre époque (crise financière, écologique, sociale, etc..) a des racines chez les individus dont les valeurs sont ancrées à cette étape de la spirale.
Une personne qui a des valeurs ancrées à cette étape a une vision systémique du monde. Elle sait observer les systèmes complexes de la mécanique de la nature. Elle sait que tout est lié. Là où certains ne voient que chaos, elle voit l’ordre des constructions fractales.
Cette vision du monde sous forme de systèmes complexes permet aux personnes arrivées jusque-là de comprendre la vision de monde de chaque étape précédente, de se mettre à la place d’une personne dans une autre de ses étapes de la spirale.
C’est souvent les personnes qui sont arrivées à cette étape qui prennent conscience de la spirale dynamique. Les personnes des étapes précédentes ont plus de peine à la comprendre.
A ce stade, le temps s’accélère. On remarque qu’il a fallu des millénaires pour que des sociétés passent les premières étapes. Maintenant les changements se font de plus en plus vite. Ce changement rapide a pour conséquence que la société n’est pas homogène. Il y a un éclatement des valeurs. On trouve 4-5 groupes de valeurs différents dans une même société !
Il semble que l’on trouve seulement 10% de la population mondiale dans cette étape. La devise adaptée à cette étape est: « Exprimer le soi, mais jamais aux dépens des autres, pour que toute vie puisse continuer de manière naturelle et fonctionnelle. »
Je reconnais assez rapidement une personne qui a une vision du monde ancrée à cette étape, en général elle utilise beaucoup le mot « systémique« .

Les organisations jaune

Ces sont des réseaux.
(Suite à de nombreuses discussions sur le sujet, il y a aussi des avis qui disent que la sociocratie et ses cercles arrivent à cette vision du monde. Mais l’avis n’est pas partagé par tous. Car la sociocratie est aussi souvent bien ancrée dans un fonctionnement vert, et les cercles en holons sont plutôt turquoise! En moyenne c’est jaune !… donc le débat reste ouvert. )
Si l’étape verte a focalisé les revendications sur les droits humains. L’étape jaune me semble aller dans le même sens mais en focalisant sur l’écologie, les liens entre l’humain et l’environnement.
Le stade jaune est le premier tour de la spirale. C’est le premier stade qui a conscience qu’il existe des visions du monde qui sont différentes et souvent opposées.
Le passage au stade jaune est l’entrée dans une conscience de second niveau.
La conscience de premier niveau considère que sa vision du monde est la seule qui soit vraie et que ceux qui n’y adhèrent pas se trompent dangereusement. C’est une conscience exclusive qui demande d’adhérer ou non à cette vision du monde, et donc aussi par conséquent à une organisation, à un groupe issu de cette vision du monde.
La conscience de second niveau ne peut plus enfermer les gens qui pensent de la même manière dans une même organisation et organiser un affrontement. Elle prend de la hauteur. Elle essaye de voir les choses globalement, de manière systémique.
Elle crée des réseaux pour relier les gens plutôt que de les diviser. De mon expérience, c‘est la logique des ROC, Réseau Objection de Croissance.
Cependant, tout comme les organisations des l’étape verte, les organisations de l’étape jaune sont surtout là en réaction aux étapes précédentes.
Ce sont des organisations très fortes pour dénoncer les dysfonctionnement des organisations des étapes précédentes. Mais ne sont pas des organisations très fortes pour construire du neuf.
Comme il est possible de trouver des personnes avec des visions du monde à différentes étapes en même temps dans notre société. Il est possible que les organisations en réseaux de type jaune regroupent des gens qui ont des valeurs ancrées à d’autres étapes. Je pense particulièrement à l’étape verte. Je pense qu’il y a de nombreuses personnes qui après avoir milité pour les droits sociaux, prennent conscience de l’écologie. Ils passent à une vision du monde jaune. Mais continuent de fonctionner en type associatif avec les structures de type vertes.
J’observe que dans les gens qui ont des valeurs ancrées à l’étape jaune. Il y a des gens pour qui la logique de fin du monde est très présente. Ils sont très pessimistes. Voici un exemple en vidéo, d’un représentant de l’association Adrastia. Il utilise souvent le mot « systémique » !
Pour aller au delà de ce pessimisme et de cette logique de fin du monde, il y a les gens qui s’intéressent au mode de vie des sociétés plus primitives qui vivent en harmonie avec la nature. Puis, il y a l’écopsychologie qui tente de renouer avec la nature dans la joie. Notamment avec des expériences pratiques et en groupe plutôt que de manière intellectuelle.
Voici une émission de la TV belge qui présente l’écopsychologie, on y entend le mot « systémique » propre au vocabulaire jaune, mais aussi le mot « holistique« , qui est très caractéristique de l’étape suivante de la spirale dynamique. Ainsi je pense que l’écopsychologie une passerelle qui permet de passer de la vision jaune du monde à la vision turquoise.

Le ré-enchantement du monde (turquoise)

Une vision holistique du monde.
Cette étape est la dernière qui a été découverte. Graves, à son époque, n’a rencontré que 6 personnes dans le monde entier avec des valeurs de ce type. Donc moins que ce que j’en connais !
Ainsi, ce n’est pas sur la base de 6 personnes qu’il a pu décrire précisément ce qu’est cette étape. Il y a beaucoup de conjectures. Il y a une suite logique dans les étapes qui permet d’imaginer les valeurs portées par cette étape. mais évidement rien de précis.
Les successeurs de Graves ont tenté de décrire plus précisément cette étape. Voici la devise de cette étape selon le livre écrit par les Chabreuil:
Sacrifier si nécessaire le soi et celui des autres pour le bien de toute vie présente et à venir

  • Le monde est un seul grand organisme dont tous les éléments sont interdépendants.
  • La connexion à toute chose est le propre d’un être responsable.
  • Restaurer l’harmonie globale nécessite d’intervenir à tous les niveaux d’existence.

En 50 ans, le monde a beaucoup évolué et cette étape est en train de s’installer. Personnellement, je pense connaitre maintenant de manière beaucoup plus précise cette étape turquoise. Le ré-enchantement du monde me semble un bon titre d’étape.
J’ai lu le livre des Chabreuil sur la spirale dynamique en été 2012, j’ai adoré, ça a été une révélation pour moi. Je pense que si ça résonnait autant c’est que j’avais, à cette époque, des valeurs ancrées au moins dans l’étape jaune. J’avais déjà commencé à entrevoir et à décrire ce que je pensais être l’étape turquoise.
Cinq ans plus tard, en 2017, je vois que je ne m’étais pas trompé, mais que mes descriptions n’étaient pas très précises. Maintenant je vois, je comprends et je vis bien d’autres valeurs et modes de fonctionnement qui me semblent être ancrés dans l’étape turquoise de la spirale dynamique.
Rétrospectivement, je vois qu’en 2012, j’avais des valeurs ancrées dans l’étape jaune, et encore pas mal de valeurs de l’étape verte. Actuellement, je sens que j’ai changé. J’ai abandonné les valeurs et fonctionnement typiques de l’étape verte et j’ai adopté la vision du monde et bon nombre de fonctionnement de l’étape turquoise.
C’est avec 5 ans de recul, et pas mal de travail sur moi, que je peux attester que le modèle de la spirale dynamique est un bon modèle. Mais qu’il reste un modèle. On ne change pas du jour au lendemain toutes ses valeurs et ses fonctionnements. Même si je me souviens de certains déclics « Tout s’éclairci dans mon esprit… » qui ont chamboulés ma vision du monde.
C’est surtout dès le moment où j’ai pu intégrer dans une même vision des grands paradoxes de ma vie que j’ai pu progresser en direction de l’étape turquoise.
Et je pense que c’est une des caractéristiques fondamentales de l’étape turquoise que de pouvoir intégrer des paradoxes. Sortir de la dualité.
Tout est question de point de vue. Un cylindre est un cercle ET un carré.. Il suffit d’élargir sa conscience pour en prendre conscience !
Il y a un tel décalage entre cette vision du monde turquoise et les précédentes que son intégration va heurter pas mal de sensibilités. Surtout chez les gens « rationnels » dont les valeurs sont ancrées à l’étape orange. En effet, ces derniers ont tendance à occulter tout ce qui n’est pas rationnel, même les émotions humaines. (ce qui en réaction à fait émerger l’étape verte!)
La rationalité est le fait de notre cerveau gauche. Cependant notre cerveau a deux lobes. A l’étape turquoise on intègre aussi le cerveau droit. Celui de l’irrationnel, des intuitions.
(et mieux encore… nous avons en fait 3 cerveaux !.. celui de la tête et ses deux lobes, mais aussi celui du coeur, et celui des tripes… avec plus de neurones que dans le cerveau d’un chien …. par rien !)
L’étape turquoise est aussi appelée étape Intégrale ou authentique dans d’autres théories comme chez Ken Wilber et Jenny Wade.
Les personnes avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise ont donc une vision plus large, une conscience plus élargie du monde. Elles cessent de voir des opposés s’affronter. Elles ont une vision du monde parfois dite intégrale.
Cette vision du monde permet de se dés-identifier du petit moi humain, de l’égo. (sans le supprimer) Le « moi » devient quelque chose de plus grand. Le vocabulaire change mais on peut parler d’âme qui complète le corps et l’égo.
Le fait de se dé-sidentifier de l’égo permet de le voir de l’extérieur et de ne plus être soumis à ses pulsions. Ça permet également de découvrir ses peurs et ses ambitions.
Ne plus laisser l’ego contrôler sa vie permet à des parties, plus profondes et plus sages de soi-même de s’exprimer.
A la place d’une existence basée sur la peur et la pénurie, les personnes avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise passent à une existence basée sur la confiance et l’abondance.
Quand l’abondance et la confiance sont là. Il est possible de lâcher le contrôle sur les autres et sur les événements. Il est possible d’oser prendre la vie comme elle vient pour faire des expériences et grandir.
Aux étapes du premier cycle de la spirale dynamique, avec une conscience de premier niveau, chacun cherche à convaincre que sa vision du monde est la bonne, LA vraie.
(Ou alors à l’étape verte, une des valeurs fondamentales veut que tous les avis se valent. La tolérance des personnes ancrées à cette étape les piège souvent à devoir tolérer les intolérants !)
Au stade turquoise chacun a sa vérité, et ne cherche pas à l’imposer. Chacun écoute vraiment l’autre. Ce n’est pas juste une captation d’informations pour tenter de convaincre. C’est le non jugement.
Chaque personne a sa vérité et tente de l’expérimenter, de la déployer. Chaque personne tente de devenir ce que son intuition l’appelle à devenir, c’est à dire soi-même.
Chaque personne apprend à développer et honorer ses dons et la vocation qui nous est donnée, et d’être au service du monde et de l’humanité.
C’est une vision du monde très différente de la vision orange qui veut modeler le futur et qui prétend que tout le monde peut devenir ce qu’il veut avec un peu de volonté et un mental d’acier !
La vision du monde turquoise résout de le paradoxe de devenir soi-même (ce qui peut paraitre égoïste) et d’en même temps être au service du monde.
En effet, lorsque l’on cherche à être le plus fidèle à soi-même, on découvre que l’on est juste l’expression de quelque chose de beaucoup plus vaste que soi !
Pour rappel, les étapes de la spirale dynamique alternent entre expression de soi marquée, et soumission de soi à un ordre plus grand. Ainsi, en effet, l’étape turquoise est une étape de soumission à quelque chose de plus vaste que soi !
Beaucoup de personnes dont les valeurs sont ancrées à l’étape turquoise de la spirale dynamique se laissent donc guider par ce plus vaste que soi, par l’univers conscient. (ou tout autre nom, je le rappelle chacun a sa propre vérité)
En discutant de cet article, les concepts philipin de « Kapwa » et sud africain de « ubuntu » ont émergés. Il s’agit dans les deux cas d’exprimer que tout est lié, la non-séparation, que l’on est soi car l’autre est aussi lui-même, mais que nous formons ensemble un tout. Robert (qui a vécu aux Philipines) me disait que Kapwa « C’est marcher dans une foule très dense sans que jamais les corps ne s’entrechoquent (essayez dans le métro parisien!) »
Desmond Tutu a décrit le concept d’ubuntu ainsi: Quelqu’un d’ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, car il a conscience « d’appartenir à quelque chose de plus grand».
On retrouve cette notion des service à quelque chose de plus grand que soi propre à l’étape turquoise de la spirale dynamique.
Mais attention, les notions de Kapwa et d’Ubuntu ont été développée, à l’étape violette. A la seconde étapes de la spirale dynamique. Ainsi le concept est transposable en version turquoise. Mais il n’est pas tout à fait pareil vu qu’entre temps les gens avec une vision du monde turquoise ont intégré les autres étapes !
L’intuition peut se développer et s’entrainer en restant attentif à ses émotions. Certain-e-s vont plus loin en étant attentifs aux signes, aux sychronicités, aux rêves et aux états de conscience modifiés. Certain-e-s ont même des guides, des consciences qui les accompagnent en tout temps et les aides à faire des choix !
Une telle vision du monde conduit à reprendre contact avec la nature en toute humilité, non pas comme un devoir moral, mais juste par une prise de conscience de faire un avec elle.
Comme pour l’étape précédente. Nous sommes sur le second tour de la spirale dynamique. Cette étape a donc des similitudes avec la seconde étape de la spirale dynamique:l’étape animiste.
Le monde se ré-enchante. C’est à dire qu’aussi étrange que cela puisse paraitre. Les esprits de la nature font à nouveaux partie de la vision du monde des gens à cette étape.
La devise de l’étape turquoise est: « Faire l’expérience spirituelle du caractère complet de l’existence. »
Le mot « spirituel » a de nombreux sens et connotations. Mais l’essentiel que j’y vois c’est de retrouver un sens à l’existence.
Le monde n’est pas là pour rien. Nous ne sommes pas là pour rien. Le hasard n’existe pas. Tout a un sens. C’est ce sens qui a été évacué à l’étape orange, qui avait envie d’émerger à l’étape verte, et qui revient pleinement en l’étape turquoise.
La spiritualité revient en force, mais hors des religions. Il y a qu’à voir les rayons des librairies pour comprendre que le sujet de la spiritualité intéresse. Voici un petite expérience de visualisation qui a été faite en 2008 basées 753 000 livres vendus sur Amazon. Déjà à l’époque le rayon spiritualité (et religion) était très grand. (entre les « bleu » et les « turquoise »)
De nos jours, les thérapies alternatives ont la cote, les chamanes sont des plus en plus nombreux et de plus en plus de salons « bien être » ouvrent.
C’est ici encore un paradoxe qui est intégré. La vision turquoise va au delà de l’opposition entre médecine occidentale et médecine orientale. La médecine occidentale est est très bonne pour remettre sur pieds une personne, parfois même décédée! (le nombre de NDE augmente !) Mais elle se trouve parfois très ennuyée avec des maladies chroniques. Alors que la médecine orientale est capable de traiter des petits déséquilibres qui à la longue deviennent des maladies.
Pour une personne avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise, le temps est perçu comme une illusion, le temps n’existe pas. Ce qui est tout à fait compatible avec l’approche de la physique quantique qui évacue la notion de temps.
La personne va vivre le plus possible dans le présent, jouir du moment présent. Pas besoin de ressasser le passé, ni de se faire du soucis pour le futur. C’est l’expression du lâcher prise et de la confiance qui habite les personnes ayant des valeurs turquoises.

Les organisations turquoises

Ce sont des communautés de co-créateurs fonctionnant sur le modèle d’un organisme vivant.
Dans cet article, j’utilise le formalisme de la spirale dynamique pour décrire les étapes. Il en existe d’autres. Notamment Wilber dans sa théorie intégrale a aussi utilisé des couleurs. Certaines concordent et d’autres non.
Frédéric Laloux a écrit un livre qui s’appelle Reinventing Organizations, dont voici mon résumé.

Ce livre décrit le fonctionnement des organisations Opale.
Pour moi, une organisation turquoise est une organisation Opale.
(Tout le monde n’est pas d’accord là dessus. Laloux décrit dans son livre que l’organisation Opale est pour lui au stade « Teal » de Wilber. J’observe que le stade « Teal » est généralement associé à l’étape jaune de la spirale dynamique. La douzaine d’organisations Opale décrites par Laloux sont très différentes. Il dit lui même que certaines ne sont que partiellement opale et d’autres à 100%. Là je me dis qu’il y a de la nuance. Ça me permet de parler de mon expérience de la spirale dynamique qui a bien les étapes jaune et turquoises claires. Mais pour les organisations, c’est plus flou dans mon expérience. Donc l’Opale est peut être à cheval entre jaune et turquoise. Mais je trouve plus juste de la mettre en turquoise ! C’est un choix personnel. )
L’opale est une pierre qui a des reflets de toutes les couleurs, ce qui illustre très bien le fait qu’une telle organisation, basée sur une conscience de niveau deux a intégré, sans les opposer, toutes les étapes précédentes.
Les organisations Opale sont des organisations dont le but est de fournir un cadre sécurisant à ses membres pour qu’ils puissent réaliser le potentiel de ce vers quoi ils se sentent appelé à devenir.
L’organisation opale n’est pas là pour rien. Elle n’est pas là pour assurer sa survie comme l’est une entreprise orange. L’organisation opale a une raison d’être. C’est cette raison d’être qui guide l’entier de l’organisation et ses membres. L’organisation Opale est au service de cette mission. Du coup, elle n’hésite pas à offrir de l’aide et des informations, à ce qu’une vision du monde orange verrait comme des concurrents.
C’est l’exemple de Buurtzorg qu’explique bien Frédéric Laloux. La raison d’être de Buurtzorg, c’est d’aider les gens à vivre bien chez eux en santé le plus longtemps possible.
Ainsi Buurtzorg explique ses méthodes à ses « concurrents », ça peut ainsi les aider à mener encore mieux leur raison d’être.
A un niveau du « holon » en dessous, les membres d’une organisation Opale, sont également amenés à avoir eux aussi une « raison d’être ». On va les encourager à se découvrir eux-mêmes et à trouver ce qu’ils pensent avoir à apporter au monde, à l’organisation. L’organisation opale ne va pas les assigner à une place précise, mais tenter de soutenir la personne pour qu’elle deviennent elle-même, à sa juste place. Donc d’un point de vue rationnel, la personne sera là où elle aura la meilleure motivation intrinsèque et donc le meilleur rendement pour toute l’organisation.
En effet, paradoxalement, en étant humaine, intuitive, en ayant des valeurs fortes, en lâchant prise, en supprimant les budgets prévisionnels et le contrôle de ses employés chers aux entreprise orange, l’organisation opale arrive à être plus efficace !
En effet, à l’étape orange, le rationnel est roi. Ainsi on évacue tout ce qui est irrationnel. Ceci est justifié pour mieux coller à la réalité. Mais éliminer ainsi les intuitions, c’est ironiquement supprimer les impressions irrationnelles qui signalent que quelque chose cloche et que l’on va droit dans le mur !
Le fait de vouloir contrôler le futur dérive souvent à choisir des objectifs irréalistes. Ce qui entraîne que les employés des entreprises orange trichent sur leur capacité, se cachent derrières des masques pour éviter de montrer leur plein potentiel et leur vérité. Ainsi ils se montrent plus faibles pour éviter qu’on leur donne des objectifs trop élevés, ou alors craquent car l’objectif n’est pas réaliste et/ou inhumain.


Les rapports sur le terrain servant à prendre des décisions sont faux, car tout le monde se protège contre tout le monde. La confiance n’est pas là et donc le lâcher prise non plus.
Dans une organisation opale, on utilise le pilotage dynamique. Il est à l’image du « pilotage » d’un vélo. On ne prévoit pas à l’avance la trajectoire exacte, on se lance, et on corrige en permanence la direction. La direction étant la raison d’être de l’organisation.
Les membres d’une organisation opale sont eux-mêmes, à leur place. Ils ont moins peur d’échouer que de ne pas tenter.
Graves disait « Ils ont de l’ambition, mais ne sont pas ambitieux ».
Les gens avec des valeurs ancrées à l’étape turquoise sont authentiques et vrais. Ils sont moins attachés au résultat, à l’objectif prévu. Ils sont ainsi capables de mieux accepter les vérités parfois déplaisantes de la réalité, et de corriger le tir. En cela, même avec des moyens irrationnels, ils collent mieux à la réalité que ce que les organisations orange tentent de faire avec le rationnalisme.
Voici un exemple concret de méthode adaptée à l’étape turquoise: La méthode des 6 chapeaux est une méthode d’évaluation qui permet d’observer une situation dans les 6 modes de pensées des humains. On réintègre ainsi, avec cette méthode, la vision des émotions et des intuitions.

Les 6 modes sont: le factuel, l’intuition, le positif, le négatif, le créatif, la synthèse.
Le fait d’utiliser une méthode qui place tout le monde dans un même mode de pensée explicite, dans un rôle, permet de protéger le moi profond de la personne. On sait quand elle s’exprime elle parle dans le mode de pensée du rôle. Elle ne va pas se censurer car on risquerait d’associer ce qu’elle dit à sa personne et que ça risque de déplaire. L’organisation opale protège le moi profond, la vérité de chaque personne.
Quand une personne est elle même et à sa place dans une organisation elle est bien. Elle ne cherche plus à « concilier sa vie privée et sa professionnelle ».
Une telle expression montre juste qu’il existe des vies professionnelles qui n’ont plus rien de vivant!
Dans un monde fractal, on trouve un petit peu de tout dans tout, ainsi la vie est partout.
On peut se poser la question de la pertinence d’une « prévoyance » professionnelle dans une vision du monde turquoise ? Le terme même de prévoyance est issu directement du mode de pensée orange qui veut gérer le futur par « prévision/vérification ».
L’organisation Opale a un mode de rémunération qui est un mélange de plusieurs principes. Elle pratique souvent quelque chose qui ressemble à un revenu de base inconditionnel qui fourni la base pour vivre. Puis cette rémunération se complète avec des primes suivant le mérite ou les besoins plus particuliers de la personne.
Tout comme la méthode de rémunération est un mélange de plusieurs principes. La méthode de décision de l’étape turquoise est aussi un mélange.
Petit, rappel, en mode rouge, c’est le chef impulsif qui décide selon son avantage personnel, en mode bleu, c’est le règlement qui décide, en mode vert, c’est une grande assemblée qui prend en compte l’avis de tous, en mode jaune c’est une décision individuelle qui tente de prendre en compte l’impact que la décision peut avoir sur l’environnement.
En mode turquoise/Opale le mode décision intègre le paradoxe de concilier une décision qui convient à la personne de manière individuelle, ainsi qu’au monde dans lequel elle s’intègre.
Par exemple, pour prendre une décision, une personne va se poser les questions:

  • Est-ce que cette décision me semble juste ?
  • Suis-je fidèle à moi même ?
  • Cette décision est-elle cohérente avec ce que je me sens appelé à devenir?
  • Est-ce que je fais du bien au monde ?

C’est en choisissant d’abord une solution avec laquelle chaque personne puisse être en accord (donc pas besoin de chercher à faire plaisir à d’autres), que l’on peut lâcher prise, ne plus avoir d’objectif, mais laisser vivre la vie qui veut s’exprimer au travers de soi.
Ensuite, pour les prises de décision collective, la sollicitation d’avis et le consentement sont fréquemment utilisées dans les organisations opales.
La sollicitation d’avis, permet à toute personne de prendre une décision seule. Mais en ayant préalablement du consulter d’autres personnes (pas toutes!) concernées par la décision, et/ou spécialiste du domaine. C’est ainsi que l’on construit un réseau de confiance, de valorisation de ses pairs, mais aussi de responsabilité individuelle. C’est ainsi que chaque personne lors de chaque décision élargi sa conscience sur le sujet.
Le consentement peut s’expliquer par la définition du consensus. Un consensus c’est « tout le monde dit oui« . (un truc de l’étape verte !). Le consentement, c’est « personne ne dit non« . Dans le consentement on cherche à trouver une solution pragmatique, ce n’est pas la meilleures, ce n’est pas la préférée de tous. Certains s’en fichent même complètement. On cherche une solution qui est acceptable, pour laquelle personne ne va s’opposer avec des raisons valables. Les objections doivent être testées.
L’organisation turquoise/opale est donc une bel organisme vivant.

Le fonctionnement des organisations qui découlent des différentes visions du monde de la spirale dynamique

J’ai également fait un vidéo pour expliquer comment évolue le fonctionnement des organisations issues des différentes visions du monde.
Il y a deux critères intéressants à observer pour connaitre la vision du monde d’une organisation:

  • comment sont prises les décisions
  • comment se pratique la rémunération

Etape suivante ?

A priori, la spirale dynamique n’a pas de fin. Mais pour le moment, ce modèle ne comporte pas d’étape supplémentaire. Il y a dans d’autres modèles, notamment chez Ken Wilber, des tentatives d’aller au delà.
Personnellement je suis très impressionné que Clare Graves ai réussi il y a 50 ans d’aller si loin dans la description des étapes de la spirale dynamique.
En ce qui concerne l’étape turquoise, j’y ai mis beaucoup de mon point, de vue de mes expériences. Là il y a très peu de choses issues de Graves. J’y ai aussi mis pas mal de comportements dans les organisations opale qui ont été observées par Frédéric Laloux.
Donc, pour cette étape en particulier c’est un essai, merci de m’indiquer dans les commentaires ci-dessous, si je suis totalement à côté de la plaque ou si ça te parle ? Si c’est un point de vue cohérent. Si l’expérience confirme mes propos. Merci.

Bibliographie

Vidéo du concept de base de la spirale dynamique :
inventeur psychologue Clare Graves
https://youtu.be/N9i-6WZWRMA
https://youtu.be/79Ak6_92uaA

La « Spirale Dynamique » est un modèle épistémologique visant à décrire le fonctionnement psychologique des hommes, individuellement et collectivement, ainsi que leurs processus de changement(s) et d’évolution bio-psycho-social, en fonction de leurs conditions existentielles, que celles-ci soient relatives à leur vie intérieure ou à leurs conditions de vie extérieures.

A l’instar des modèles classiques issues des différents courants de la psychologie qui ont une fondation plus théorique (psychanalyse, psychologie des profondeurs, psychologie génétique, behaviorisme, constructivisme, psychologie cognitive…), celui de la Spirale Dynamique est issue d’une recherche et d’une méthodologie empirique rigoureuse et fondamentalement pragmatique, menée par le Professeur de Psychologie Clare Graves à l’Union College de New York du début des années 50 jusqu’à la fin de sa vie en 1986. Ayant initialement dénommée sa théorie : ECLET (The Emergent Cyclical Levels of Existence Theory), celle-ci fut rebaptisée en 1988 « Spirale Dynamique » (Dynamique Spirale pour être totalement exact !) par ses deux principaux continuateurs, Don Edward Beck et Christopher Cowan.

La théorie de Clare Graves pourrait être résumée par ses propres termes en 1981 :

« En résumé, je propose que la psychologie de l’être humain mature soit un processus émergent et oscillant, qui se déploie en spirale, et qui est caractérisé par la subordination progressive de systèmes de comportements plus anciens d’ordre inférieur, par des systèmes nouveaux plus complexes, d’ordre supérieur, au fur et à mesure que les problèmes existentiels de l’être humain changent. »

Enrichi – entre autres – des apports de l’Approche Intégrale
https://metaphorm.fr/les-formations/la-spirale-dynamique.html

du philosophe américain Ken Wilber, la Spirale Dynamique met également en avant les liens existants entre psychologie individuelle et psychologie collective en montrant que :

« La psychogénèse récapitule la sociogenèse »

Ainsi, l’être humain au cours de son développement bio-psycho-social et de son chemin de vie, progresse en traversant tous les stades antérieurs qu’a connu l’humanité depuis les temps primitifs jusqu’à aujourd’hui… voire plus.

Que ce soit à titre de développement personnel ou dans la gestion de la famille et de l’éducation des enfants, de l’entreprise, des organisations, ou de tous types d’institutions, elle sera un outil puissant, pragmatique et créatif, adapté aux problématiques d’aujourd’hui et de demain, pour tous ceux qui veulent mieux comprendre, mieux communiquer, mieux accompagner et mieux manager les individus et les organisations dans un environnement complexe, dynamique et changeant. Son étude intéressera donc plus particulièrement les managers, les décideurs, les politiques, les psychologues, les coachs et de façon plus générale, toutes les personnes ayant à gérer des humains individuellement et/ou collectivement.

Elle intègre en effet, comme le soulignait Albert Einstein, qu’un « problème ne peut être résolu avec le mode de pensée qui l’a créé », lui qui, comme Clare Graves, anticipait les bouleversements de notre époque:

« Notre monde est menacé par une crise dont l’ampleur semble échapper à ceux qui ont le pouvoir de prendre de grandes décisions pour le bien ou pour le mal. La puissance déchaînée de l’homme a tout changé, sauf nos modes de pensée, et nous glissons vers une catastrophe sans précédent. Une nouvelle façon de penser est essentielle si l’humanité veut vivre. Détourner cette menace est le problème le plus urgent de notre temps.

Pour en savoir plus : http://www.metaphorm.fr/les-formations/la-spirale-dynamique.html

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